‹ Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1767-1815Chapitre 70 sur 104 · MIRAT A CLARK K · texte numérisé non relu

MIRAT A CLARK K

i noicmlire ISO'<.

A monsieur le ministre de la Guerre en France.

Monsieur le ministre, après vous avoir entretenu d'affaires de service, je \iens vous parler de celles qui me concernent parliculièrcnieut. Voudriez vous être assez bon pour rnoi pour me faire envoyer l'argent du personnel de votre ministère, je désirerais qu'à cet envoi vous voulussiez bien joindre un état indiquant les appointements des différentes classes des employés, la formule de

' Lrllre inédite.

KOVAHIE I)K .\APM:S. — 18l)8 387

Totre budget mensuel, et celle de \otre compte-rendu de ce budget. Je désirerais aussi connaître la niarcbe des liquidations des différents services de votre ministère; par qui sont xérifiés les comptes, par qui définitivement arrêtés? enfin quels sont vos rapports avec la Cbambie des comptes et le Conseil d'Etat pour votre comptabilité générale? de quelle manière rendez-vous vos comptes à S. M. ; tous les mois, tous les ans? Vous serez peut-être étonné de mes ■demandes; je suis moi-même étonné d'être forcé de vous les faire; mais vous cesserez de l'être, si voulez-vous apercevoir qu'ici tout est récemment organisé, et que conséquemment nous devons être fort en arrière de cette perfection qu'on trouve dans toutes les brancbes de l'administration française. Voilà bien de la peine que je dois vous causer, mais je comj)te sur votre obligance, comme sur votre amitié; je vous réitère l'assurance de la mienne.

Archives du prince Murât. R.- XIV, p. 3t>.

3570. — MLR.AT A N.APOLKOX

Le i novembre 1808.

Sire,

J'adresse à Votre Majesté le rapport que je reçois d'un officier prisonnier, parti le 28 octobre de Messine; j'y joins une lettre d'un Napolitain en quarantaine, venant d'Espagne, et un rapport de trois déserteurs. Le fait est que l'ennemi ne se croit pas en état d'empêcher l'expédition, l'enlèvement dos canons de bronze de toutes les ])laces et forts de la Sicile y cause la plus grande inquiétude, beaucoup de gens pensent que si les Anglais étaient décidés à défendre l'île, ils ne conser- Tcraient pas aussi soigneusement les bâtiments de transport nécessaires à leur embarquement et qu'ils n'enlèveraient pas les canons de bronze.

Le commerce des Anglais avec Trieste s'y fait ouvertement; ainsi qu'avec le Pacha de Janina.

D'après les ordres de Votre Majesté du 25 octobre, j'adresserai de nouveau mon plan d'expédition de la Sicile; je crois avoir tout indiqué, «xcepté le point de débarquement qui devrait s'opérer entre Milazzo et le Phare ; on peut surprendre ce point, et maître de ce poste, la Sicile est incontestablement conquise, puisque je serais maître du canal; la ville de Messine ne peut résister, et maître de cette place, je le suis du port, qu'importe alors la citadelle? J'ai décidément un parti très prononcé pour moi, je n'aurai à combattre que les nobles qui craignent

de perdre leurs rentes. Le peuple est pour nous. On sait bien en Sicile qu'il est impossible que Votre Majesté n'en fasse pas la conquête. J'attends avec impatience les ordres de Votre Majesté.

Tarente est armé, mais je vais prescrire de nouvelles précautions pour que l'escadre de V. M. y soit en sûreté.

Je suis...

Guerre et .Archires du prince Murât. R. XXIX, p. lô.

3571. — MURAT A SALIGETI

(Porlici) i notembre 1808.

Au m misère de la Guerre.

Monsieur le ministre, le j;énéral Partouueaux craint de voir manquer le service des fourrages en Calabre, donnez l'ordre à la compagnie chargée de ce service de faire un approvisionnement d'un mois à Scilla.

Je suis informé que le nombre des vénériens augmente tous les jours d'une manière effrayante; ordonnez des visites plus fréquentes des femmes de mauvaise vie existant dans les lieux publics.

3572. — MURAT A SALIGETI

(Portici) 5 novembre 1808.

Au ministre de la Guerre.

Monsieur le ministre, faites donner à litre de gratification aux officiers Monnier et .Michel Mangin, officiers de marine sortant des prisons de Messine, deux mois d'appointements : cette somme sera prise sur les fonds extraordinaires de novembre.

.archives <lu priDce Murât. B. .\VI, p. '21.

3573. — MURAT A FRA.XGESGO RIGGIARDI

(Portici) 5 noierabre 1808. "^

A monsieur le ministre secrétaire d'Etal. Monsieur le secrétaire d'Ktat, je ne présiderai pas le Oonscil, ce

ROYAUME DE XAPLES. — 1808 389

sera le ministre de la Justice, vous l'eu préviendrez. Je désire que le Conseil s'occupe des créanciers de l'Etat; du code de commerce et des agents de change. Demandez à la section de la Guerre si elle pourra nous présenter pour mardi le projet de l'organisation des gardes civiques.

Vous convoquerez dans tous les cas le Conseil pour mardi. Vous me rendrez compte ce soir du résultat de ses délibérations.

Arcliives du prince Murat. R. XIV, p. 3G.

3574. — MIRAT AU GE.XERAL LAAIARQUE

(Porlici) 5 novembre 1808.

Monsieur le chef de l'état-major, en faisant connaître ma satisfaction aux braves qui sous vos ordres ont conquis l'île de Capri, vous leur annoncerez que j'ai voulu leur en donner une preuve authentique. Vous préviendrez le colonel de la Garde royale que je donne six décorations de chevalier pour les six plus braves grenadiers qui ont fait l'evpédilion de Capri; j'accorde la même récompense aux grenadiers Corses, aux carabiniers Napolitains, au 3" bataillon du 10'' régiment d'infanterie; vous les préviendrez que sur les six accordées à chaque détachement, la garde exceptée, deux sont destinées à deux officiers. J'en accorde trois aux grenadiers du 102% trois à ceux du 52% trois aux grenadiers Suisses, trois aux grenadiers Italiens, trois aux grenadiers du 20% et 3 au détachement de Salerne; une de ces trois doit être donnée à un officier de chaque détachement.

Douze sont mises à votre disposition pour être distribuées à votre état-major, tant aux officiers najxilitains qu'aux officiers français ; j'en destine quinze aux officiers de la marine, et huit au génie et à l'artillerie. Adressez-moi, très incessamment, les noms de ceux qui auront été désignés par le commandement de chaque détachement et de chaque arme, et de ceux que vous aurez choisis dans votre état-major, afin que je leur fasse distribuer leurs décorations avec leurs brevets de nomination.

Écrivez au général Huard que la gendarmerie ne doit pas être réunie sur un même point, ou qu'au moins elle ne doit pas y rester en permanence.

J'ai lu les états de situation que vous m'avez remis. J'ai aperçu qu'il y avait des inexactitudes, et il n'est pas tel que je l'avais

detiiandé, failos on faire un iioiivcaii sur-le-champ ; portez-y l'armée française absolument séparée de Tarmée napolitaine. Ce sont deux états de situation que je vous demande dans le même livret. L'adjudant-eommandant Sénéchal est porté en service à Naples, il doit être parti pour la Calabre. Vous portez dans le 1" réyimcnt de chasseurs Xapolitain 405 chevaux, ce calcul est inexact et il n'en a |)as plus de 300, lous n'y faites point mention des compagnies de grenadiers arrivées de Kome.

Arcliircs du prince Miir.it. R. XIV, p. 37.

3575. — Ml IIAT A LACRPKDE

(Porlifi) 5 novembro ISOS.

A monsieur le grand chancelier de la Léfjwn d'honneur.

Monsieur le grand chancelier, je ne |)uis pas refuser à vous adresser la demande que fait monsieur le colonel Bruni d'obtenir le grade d'oiïicicr dans la Légion d'hî)nneur. Je vous serai très obligé de la mettre sous les yeux de l'Empereur; S. M. verra qu'indépendamment de ses longs services en France, monsieur Bruni en a rendu et continue à en rendre de très utiles dans divers points de mon royaume, et (juc sous ce ra])port, je le verrais avec plaisir obtenir la faveur qu'il sollicite.

Arrliives du prince Murât R. XIV, p. 3S

3576. — MIRAT AL GKXKRAL PIXO

Portici) 5 novembre 1808.

A monsieur le général Pino, en Catalogne '.

Monsieur le général, je suis sensible aux \œu.\et aux félicitations que vous m'avez adressées; j'y vois une preuve nouvelle de votre attachement à ma personne. Com|)tez, de votre côté, sur l'intérêt que je ne cesserai de vous conserver.

J'apprendrai avec plaisir les services que vous aurez pu rendre

' Le jféncral C" Domciiico Pino. apré.s avoir été minisire de la Guerre (iu royaume d'Italie en lSfli-1805, avait ((■dé sa place à Gaflarelli pour rejoindrela Orande-Arméc avec laquelle il combattit en .Allemajine, en Espayne et en- Russie.

UOYAIMK I)K XAPLES. — 1808 391

à mes trou|)es. Je regarde comme une circonstance heureuse pour elles de se trouver aussi ra|)prochées de vous.

Anhives du prince Murât. R. XIV, p. 3H.

3577. — MLll.AT A DLCH.iTKl.

(Portici) 5 novembre 1808.

A monsieur Duchùtel, conseiller d'Etat directeur général de V administration des Domaines à Paris.

Monsieur le directeur général, j'ai appris ave3 plaisir que vous aviez nommé |)our agent de votre administration dan> les Iles Ioniennes, monsieur Calmon auquel je m'intéresse, et que cette circonstance avait surtout déterminé votre choix.

Je suis sensible à ce que vous me dites d'obligeant, et auv offres de service que vous me faites relativement à des plans et à des renseignements que je pourrais désirer en matière de Gnance '. Je pourrai bien profiter de vos bonnes dispositions à cet égard.

Anhives du prince Murât. R. XIV, p. 38.

3578. — MIRAT AL' GIs.M^HAL PARTOLXKALX

(Portici) 7 novembre 1808.

A monsieur le général Partouneaux, en Calahre.

Monsieur le général, je reçois votre lettre du 30 octobre; donnez-moi bien vite des nouvelles positives de la Sicile; envoyez-y comme je vous l'ai déjà écrit, des patrouilles compo.sécs de quelques braves ; mélez-y quelques Calabrais sûrs ; dirigez-les sur le littoral méridional de l'île; c'est de ce côté que je veux tenter le débarquement. Le succès en sera d'autant plus facile que les Anglais tiennent leurs troupes sur Messine, et entre le Phare et Melazzo une fois débarqué, la bravoure des troupes, le dévouement et les talents des généraux me répondent du reste. Je compte beaucoup sur les vôtres.

' Le 6 novembre. Murât faisait écrire par Lechat, son secrétaire intime, une longue lettre à Barbé-Marbois, président de la Cour des comptes, pour lui demander une foule de renseignements sur la manière de tenir la comptabilité dans les diflérents ministères, sur la marclie des paiements et leur vérification par la (]our des comptes.

Envoyez axi ministre de la Guerre, tous les mois, l'état de vos dépenses, il vous les fera payer. Le ministre a du vous faire connaître les dispositions générales (pu* jiii ordonnées. Un écpiipajje darfillerie de siège de (50 bouches à feu (>t un de caiiipagiie de trente \oiil être réunis dans le golfe de (îioja, avec r)()()()()() rations de hiscuil, aulanl (re;ui-(le-vie, etc.; l'artillerie sera approvisionnée à U){) coups |)ar pièce; ou fahricpie à la Mongiaua ' dix mille outils pour le génie, et tous les lers creux et projectiles pour Tartillerie; on enverra les cartouches nécessaires. J'ordonne qu'on arme le golfe depuis Stropea jiisfpi'à Scilla. Surveillez tous ces travaux, et assurez-vous de rexéculion des disposilious ordonnées. Mettez le tout eu sûreté, et disposez toutes vos trou|)es en conséquence. — Faites préparer mon logement à Monteieone. Mes é(juipagcs vont partir |)our s'y rendre. Je compte partir nu)iméme vers le 15 (\u courant.

3579. — MIRAT A CL.^RKI':

" novembre ISOS.

A monsieur le comte d'Hvnebourg, minislre de la Guerre en France.

Monsieur le comte, je vous félicite hieu simcreiueril sur iliciireuse délivrance de Madame la c(»mtesse votre épouse. J'apprendrai toujours avec un vrai |)laisir tout ce (pii pourra vous arriver d'agréable ou d'heureux.

Arcliiies du prince Murât. R. \1V, p. -i-4.

3580. — CAROIIM-: MlR.Yl" A \APOI.EO\«

Porlici, le 7 iiovcniljre ISOS.

Sire, je suis extrêmement sensible à riulérél queV(»lre Majesté a bien voulu me témoigiu'r par sa lettre d'Krfiiith. .Mon plus grand désir serait de pouvoir lui prouver tout le prix rpu- j'attache a la continuation de .ses bontés. Je serai heureuse, Sire, aussi longtemps

' F'roviDce di- (lalabrc iilli'ricurc II, aiijoiird'liiii province de Catati/aro.

* Nous extrayons cette lettre du calalogiK! descriplif, criti(|iieet anecflotiquo des olijets exposes ili Mairnaison) sous les auspices de S. .M. l'impératrice. I,e Clirilrnii de In Mahnaison, /lisfoire, description, par !>, de I.esclhk. Paris, Pion, tSfiT. In-I(i. p 2iS.

ROYAUME DE NAPLES. — 1808 :î9:5

que Votre Majesté me les conservera. Et mon bonheur sera complet toutes les fois qu'elle daijjnera m'en donner elle-même une nouvelle assurance. L'éloi<jnement où je me trouve de Votre Majesté me serait déjà bien pénible si je n'avais l'espoir d'obtenir quelquefois la permission de nie rendre auprès d'elle, et de pouvoir lui exprimer de vive voix toute l'étendue de ma reconnaissance.

J'attends avec impatience des nouvelles du Hoi ' et de Votre Majesté à Bayonne. J espère que sa santé continuera d'être bonne et que son absence ne sera pas longue. Nous sommes persuadés ici que la campagne sera bientôt terminée et que la présence de Votre Majesté contribuera beaucoup à ramoner les rebelles dans le devoir. Le Roi est bien affligé de ne pas suivre Votre Majesté.

Je suis arrivée ici en très bonne santé, ainsi que mes enfants, et nous sommes déjà tous parfaitement acclimatés. .Ma petite famille présente à Votre Majesté ses respects. Je la prie de \ouloir bien agréer les miens, avec l'expression de tous les sentiments que je lui dois.

Je suis avec un profond respect, Sire, de Votre Majesté la très humble et très affectionnée sœur.

Caroline.

3581. - MLR.rr AU GEXER.AL BELLIARI)

Portici, le 7 novembre 180K.

Mon cher Belliard, il y a bien longtemps que je vous ai quitté, que de malheurs depuis mon éloignement! Combien de fois j'ai maudit ma maladie et mon existence, car j'ai la présomption de penser que sans mon indisposition, les affaires d'Espagne auraient eu une issue plus heureuse et plus prompte.

Je te parle ainsi parce que je sais que tu penses comme moi làdessus. Mais pourquoi ne m'écris-tu pas? Je sais que tu ne le peux que par occasion sure, mais pourquoi ne pas m'avoir expédié un courrier? Je ne puis penser que Helliard aussi m'ait abandonné; quand toute ma famille militaire m'a abandonné, je ne puis le confondre avec tant d'autres, parce que j'ai su toujours l'en distinguer.

Beaurnont s'est conduit comme un infâme; je ne puis encore porter de jugement sur Aymé, ou le dit toujours malade, mais enfin il n'écrit pas et il n'arrive pas. Je ne parle pas des autres.

J'ai demandé dans le temps à l'Empereur qu'il te permit de te rendre auprès de moi, il me le promit et cependant tu n'arrives

' Le roi Josepti Napoléon.

j)as. Je te conserve iiéanmoiiis le ministère de la (îucrre et de la Marine réunis. Héponds-nioi là-dessus, j'ai besoin de savoir à quoi m en tenir là-dessus; tu connais mon attachement et tu n'auras pas de la peine à concevoir avec (juel plaisir je reverrai le compagnon de mes travaux militaires.

Je travaille jour et nuit, j ai coniplèlement r(''ussi, renthousiasme est à son comble, il semble se soutenir, il ne peut s"au;{uienter.

La prise de C.apri a lait un ellet inconcevable. Je suis sur que le Hoi Joseph aura crié contre les généraux (jui l'ont empêché de tenter ce coup de main, parce qu'ils le regardaient comme impossible. .\ te dire vrai, c'était une honte que je ne pouvais supporter plus longtemps : de la terrasse de mon palais, je voyais flotter un étendard ennemi, il insultait à l'armée, il défiait mon courage, il fut renversé.

Vous allez combattre, vous allez vaincre sans 1 infatigable (îrand Duc de Berg, je suis condamné <à rester tran((Mille spectateur de cette grande lutte, qui selon moi finira vite et bien, et s'il faut te parler franchement et t'ouvrir mon cœur, je pense qu'elle se terminera sans grande bataille, parce que je présume que, comme à l'ordinaire, les Anglais sauront user de leur prudence accoutumée et se rembarqueront, après avoir opéré la diversion qui devait remettre les armes à la main à l.Autriche.

Je pourrais fort bien avoir leur visite et après avoir fait courir iKmperenr des bords de la Vistnle au.\ rives du Tage, les Anglais pourraient bien le ramener de 1 Kspagne en Italie; du moins c'est ce (|uc je ferais à leur place et ils m'embarrasseraient fort. Knfiii deux mois nous instruiront de tout. En attendant, je me prépare à leur enlever la Sicile et je suis sûr de réussir si S .M. me j)crmel de tenter la fortune.

Adieu, réponds-moi et donne-moi tous les détails sur l'armée, sur la Cour, sur ta position, car tu ne dois pas être bien au milieu de tant de courtisans jalou.v. Knfin dis-moi tout, dis à Berthier de nie renvoyer mes gardes.

.Adieu, je t'embrasse, compte toujours sur mon attachement.

.Arcliives du prince Mural D. 481. 2.

3582. — .MLH.AT M .MARKCHAf. SOt LT

H iioïenabrc ISOS.

Mon Cousin, j'ai reçu votre lettre de félicitations, je vous remer-

ROYAUME DE XAPLES. — 1808 395

cio de ce que vous me dites d'aimable; je saurai toujours apprécier vos senlimeuts pour moi ; ils me sont connus depuis lonjjlemps et votre amilié me sera toujours chère; vous pouvez compter sur toute la mienne. Vous avez quitté la Prusse, je vous ai vu passer à Paris, et j'entendrai bientôt le bruit de vos nouveaux succès; quand Napoléon va combattre, les cent bouches de la Renommée s'apprêtent à chanter sa gloire et ses victoires. \e pouvant vous suivre, privé du bonheur de partager vos travaux, je formerai des vœux pour vous. .Adieu, monsieur le Duc; je vous réitère l'assurance de mou vieil attachement.

.■archives du prince Miirat. R. XIV, p. 45.

3583. — MLR.AT Al .MARECHAL .AlASSEXA

« novembre 1808.

A monsieur le maréchal Masse na.

.Mon Cousin, j'ai reçu votre lettre; elle m'a fait le plus grand plaisir, r.Archichancelier ne pouvait pas faire de choix qui pût m'ètre plus agréable, un témoin tel que vous portera bonheur à ma (ille;au titre d'ancien et loyal camarade, je vois avec joie se joindre le nouveau lien de relation qui me sera toujours cher. J'ai été alarmé de votre accident à la chasse; annoncez-moi que vous en êtes rétabli. .Adieu, mon cher maréchal, comptez toujours sur mon ancienne amitié; je compte toujours sur la vôtre.

.^rchites du prince Murât. R. XIV, p. 45.

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