MUR.AT AU GKNKR.^L CARACCIOLO
(Por(ici) '2-2 novembre 1808.
A monsieur le général Caracciolo.
Monsieur le général, j'ai reçu vos lettres de félicitations, j'apprécie vos sentiments et vous ne sauriez me donner de preuves plus positives de votre attachement à ma personne qu'en continuant à maintenir la tranquillité dans la province dont le commandement
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vous est confié, et en vivant dans la plus «{randc harmonie avec les autorités civiles. Vous me témoignez le désir de faire partie de l'cxpéditioii de Sicile, je me rappellerai en temps et lieu du vœu que vous m'exprimez à cet éj]ard.
J'ai demandé des vélites dans clia(|iu' province; vous avez dû recevoir une lettre de mon chef d'ctat-major (pii v(uis engajjeait à accélérer de tous vos moyens leur levée et leur départ pourXaples; je compte dans cette circonstance sur tout votre zélé et sur rinfluence que vous devez avoir dans l'étendue de votre arrondissement. La ;]ar(!e nationale va être réorjjauisée; surveillez celte o|)(''rali()n importante, surveillez surtout le choix desoiliciers ; je désire (pTou n'y admette que ceux dune moralité reconnue et les plus iullueuts par leur fortune, leur talent et leur attachement à ma personne. Chaque province doit envoyer le 1" janvier un delacluMueiit à \aples pour y recevoir un drapeau que je destine à elnupie léjjioii ; je suis persuadé que la province (pu- vous counnanf'ez se distinguera dans le choix de ce détachement et (pielle m'enverra l'élite de sa jeunesse. Il faut faire sentir à la X'ation qu'elle ne peut rien être sans une force armée, et que tout citoyen se doit au service de sa patrie, de son Prince et de ses propriétés, vous devez enfin lui rappeler la gloire de vos ancêtres et flire que jamais moment ne fut |)!us favorable pour sa régénération. Je désire que vous rn'envojez en outre tons les huit jours un rapport secret sur l'esprit public.
.archives du prince Mur.il. li. \1V |). .">l.
:}6I7. — \Fl MAT AU (IlvVKIlAI. PARTOU\KAliX
(Porlici) 22 no\pmI)rc ISOX.
A monsieur le général Partouneaux, à Monleleone.
Monsieur le général, le général chef de mou état-major vient de me comuMiuiquer votre lettre du 1 i. \e f.iiles aiu'une espèce d approvisionnement, soyez sans in(pii(''l!i(lc. J'.ii pourvu à tout.
Je vais vous envoyer une <!ivision de 12 seolidori armés, vous devrez les tenir à Keggio et vous en servir pour reconnaître les cotes de la Sieili- cl \ jeter (piehpics petits p.iitis. 'iVicliez de i.iire enh'ver le courrier de .Messine a l'alerme, pionieltez 2,(KI() ducats à celui (pii vous en rapportera la valise; je vous le ré|)èle ein-ore, dirigez toutes vos reconnaissances sur la c<">te méridionale. Je vois
HOVAl ME DE .\APLES. — 1808 421
que d'après tous les rapports que je reçois, les Anglais ue se doutent nullement du ])oint de mon débarquement, puisqu'ils |)ortent toutes leurs lorces sur le Phare de Messine, envoyez le i5' réjpuu'ut de ehasseurs à cheval à Lajjonegro, il conservera vos communications avec Naples et garantira vos derrières. 4 000 hommes arrivent les premiers jours de décembre à Naples; je partirai immédiatement après avec une forte division. Activez les travaux. Voyez que tous les outils pour le génie soient faits. On va embarquer ici les vivres et les munitions, envoyez-moi bien vite les vélites que j'ai demandés, surveillez l'organisation de la garde nationale, assurez-vous surtout que le choix des ofûciers soit bon ; Alarmez Messine par toute espèce de démonstrations. J'espère que vous avez fait préparer mon logement.
Archives du prime Alur.it. U. XIV', p. 52.
3618. — AIURAT A SALICETI