I. ii
90 LEmit BT nmun'isNS Sun L'twoàTiON. •t bim préiMtenMiit, qa% je ne nuiroit croÎM ne qu'oD m'en n dil, et je Im veux avertir poor leur Âonùer limi de m justifier^ ijf moins pourronl-ellei •e eorriger. On prétend que vous ne ¥o«i)ei point chanter les chants d'jéglise^ et que vous désespérée M. Ni vers : jl n'est pas possible qu'avec la piété que vous paroissea goûter, vous ne soyez pas ravies éé ohanter les buanges de Dieu et de lui rapporter par là un talent qu'il vous a donné, et que je le prie 4e tout mon coBur que vous n'employii» jamais en riei qui ne soit pour sa gloire. Vous chantes si bien les ehants à'Eitktr^ pourquoi ne voulei'-vout pas chaË*> ter les psaumes? Seroit^ce le théétre que vous atm»riea, et n'étes^^vous pas trop heureuses de fliife le métier des anges 9 En voilà asseï sur ce chapitre; je suis assurée qu'on sera aussi content de vous lidessus que dans tout le reste de votre conduite ; remarquez en passant qu'elle devient réglée parœ qoe vous servez Dieu, et soyez bien convaincues qne l'esprit, la raison et la prudence, dénués du dirietianisme, ne vous feront jamais prendre que de fausses mesures. Croyez que je sais parfaitement ce que ie vous di$« et que je voudrois, par l'amitié que ]*ai pour vous, que vous en fussiez bien persuadées.
* L*éducatipn dowée k SaintrÇyr fù|, te)9 |m |iieiiii«r« fjppi, trop mondaine, et amena de fraies incQnvénienU qui néoetei- ' Menit «ne féi^was ptM^ag eott^tète. (Veir plat loin le a* se tt VHi$t, de la maiton royaU de Saini^Cyr^ ehap. vi.)
MàmWBê ou ltOT08 (It90). 5l
lO.^lfAXIlfM OU IfOTBS 9t!R L*ClMJGAT10N, iMt M #*! Ilr tti4i«ttit tt eotttttffGftMtiiT <.
Oburtèr rbunmr et lacapucité de chaque enfant, eiooittîte aa ocMiduîfa aelofi leur naturel, ear il y en a qui se corrigent aussi facilement par une eorfectîan àm parole que par eelle de la main^ épuiser la liiaiMi ai là doueeur avant que d'en venir à la ri« goeiur^ ne peint rabaiiser leur courage, mais leur montrer en quoi consiste la bonne gloire.
Ne leur Caire jamais d'histoires dont il faille les désabuser quand elles ont de la raison , mais leur donner le vrai comme vrai, le faulL comme faux.
Ne leur faire jamais peur que du péché, et encore par des raisons ^solidea^ et non par des inventions qui remplissent leurs tètes de Causses idées.
Il ne faut être pariide que pour le mérite et la vertu, en sorte qu'on oonnoisse que celles qu'on favorise et qu*on aime le mieux, c'est parce qu'elles sont les plus sages«
Ne pardonner jamaia le mensonge ni tout ce qui satvioe. .
Convaincre les enfants qu*on les aime» et que ce qu'on fait est pour leur bien.
Être en garde contre les plus petits défauta, afin qu' on ne puisse reprocher & la maltresse ce qu'on reprend dans les éeohères.
< Lê$$r$i $$ ÀWiêt p« Si.
62 LETTRES ET ENTRETIENS SUR l'ÉDUT.ATION.
Ne laisser rien apprendre par cœur qui ne soit excellent ; donner de grandes et solides idées de religion aux demoiselles qui sont capables de les concevoir.
Reporter toubà Dieu et à la Providence.
Leur montrer souvent ce qu'il y a de faux dans les plaisirs du monde et de solide dans leur retranchement.
Ne leur faire rien affecter à Textérieur de trop gêné, mais leur faire pratiquer la modestie et la bienséance convenables aux personnes de notre sexe.
Leur soulager l'obéissance en leur rendant raison de tout ce qu'on leur refuse quand la chose d'elle* même parott faisable.
Avoir toujours beaucoup de complaisance pour tout ce que Ton peut accorder sans blesser la règle.
Leur faire aimer la vertu en la leur montrant par ce qu'elle a de plus attirant pour elles.
Se ménager de telle sorte dans son autorité , que la crainte n'empêche pas la liberté de l'esprit des enfants dans les temps de récréation.
Leur former tout doucement les sentiments du cœur par beaucoup de mépris pour la lâcheté et pour la bassesse.
Les faire juger d'un événement, leur donner de certains choix qui puissent faire connottre ce qu'elles pensent et ce qu'elles conçoivent, comme, par exemple : lequel aimeriez-vous mieux d'être reine avec tous les avantages qui accompagnent cet état, mais sans aucune des qualités nécessaires à la royauté, ou