‹ Lettres et entretiens sur l'éducation des fillesChapitre 99 sur 120 · Votre grande et unique affaire après celle · texte numérisé non relu

Votre grande et unique affaire après celle

de Yolre salut, esl legouvemementde8iinif.»ii»i ■■, vous avez besoin pour y réussir d'avoir des maximes fermes, droites et uniformes, dont vous ne vous départiez jamais. V Esprit de votre institut vous marque de travailler à rendre les demoiselles vraimeot chrétiennes et de les accoutumer i une vie frugale et laborieuse; je ne vous en dirai rien ici; mon dessein n'est que de vous marquer les moyens que vous devez prendre pour les conduire.

14. L'intelligence entre les maîtresses est ce qui peut le plus y contribuer ; il faut vouloir les mêmes choses; il ne faut vouloir ni aimer, ni être aimées; il faut soutenir la conduite les unes des autres ; il faut ne se pas mettre à portée qu'on ose s'en plaindre ; il faut ne point suivre ses inclinations particulières pour les demoiselles ni souffrir celles qu'elles pourroient avoir pour nous ; il faut enfin ne vouloir que leur salut et l'édification de la maison, qui s'étendra sur toute la France.

15. il faut un concert de bonne foi entre toutes les maltresses, qui ne se démente jamais, qui fasse voir aux demoiselles qu'il e^t indifférent à qui elles s'adressent, puisque tout ce qu'elles disent revient à toutes les maîtresses, et qu'on ne peut avoir ni mystères ni confidences avec aucune qui ne soient connus de toutes.

16. Qu'il est même inutile de s'adresser à la mattresse générale, puisqu'elle revient examiner ce qui lui a été dit avec la première maîtresse de la classe ; que la supérieure même tient cette conduite, et que, quelque tour qu'elles prennent, elles voient qu'elles

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