MISES EN VERS
Par M. DE Beacchamps , d'après l'excellente traduction des Lettres d'HÉLoïsE etd'ABEiLADPjde M. le comte de Dussy- Rabiitin.
EPiTRE.
V oi's avez lu nies vers, el l'on vient de me dire <1ue vous vouliez encore les voir et lefi relire; (^îue, touché de mes sons, j'avais eu le bonheur De m ouvrir un chemin jus<{ues à votre cœur. (Jualle gloire poui moi 1 quelle lieureuse surprise !
Quoi! vous plaignez les maui de la tendre
Héloise !
V.l le triste Abcilard a trou\e', pi es de vous, Uu asile assuré contre ifius ses jaloux! Votre cœur de lei;r sort partage l'amertume, El donne des soupirs au feu qui les consume ! Dieu des vers, si jamais, favoral)le àniesvœu\, Tu soutins mon génie et m'inspiras tes feux. Allume dans mon sein une flamme plus belle; \ iens élever ma voix et sig^uiler mon zèle ; l"l <]ue tout l'univeis, charmé de mes accens, S'empresse d'applaudir aux transports que je
sens ; Çiue les siècles futurs, informés de ma gloire, Apprennent mon bonheur, et ne puissent le croiic.