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l'âme dégagée, séparée même de la matière. C'esl la philosophie de l'émancipation de la chair. Le corps est la prison, la matière une geAle, il faut en sortir.
Une autre erreur plus grave et moins noble, est celle qui ne veut point de cette délivrance, qui s'attache au corps, qui, fascinée par la beauté, le nombre et la souplesse de ses organes, soupçonne Une vie latente dans la matière et de quoi se suffire à soi-même dans ta nature corporelle et qui la fouille pour en trouver le secret. C'est la philosophie du scalpel : la religion des organes. Le corps est la statue d'un Dieu qui a ses prêtres qui le servent et qui lui disent : « Parlez, Seigneur, votre serviteur écoute! «
Entre ces deux erreurs , dont l'une s'appelle l'idéalisme , et l'autre le matérialisme , et qui à première vue ne s Lockeà force de lempérame lences, à force de reprendre ( nné de l'autre et d'Slre sophi e a su se ftiif e un milieu. Ne l'âme ni pour lo corps, ne r de prouver la réalité de l'un payer de mots au besoin quand on ert parle , et si l'on objecte la substance, répondre : / do not know. Telle est sa règle. C'est ainsi qu'après avoir beaucoup écfit, et, si nous l'en croyons, beaucoup senti et
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beaucoup réfléchi, il est arrivé à faire de Dieu Fauteur d'une religion médiocre, comme il fait de la raison une source de connaissances moyennes , et à n'être qu'un demi-philosophe et un demisceptique.
Je sais bien que la digne fille de Cudworth, milady Masham « qui appelait M. Locke son respectable ami, eût été choquée de l'expression. Locke lui-même n'y eût point souscrit. Il avait si peu de goût pour le scepticisme vu de face, qu'il se rejette dans la révélation toutes les fois que la raison lui fait peur ; mais ici je n'ai qu'à le remettre aux mains de l'évoque de Worcester qui ne le laissera point dans la révélation plus que nous ne l'avons laissé dans la philosophie. La logique l'exige, et la philosophie est ainsi faite qu'on y trouve d'inévitables relais qui vous font parcourir la route entière de Terreur.
Sicut cursores... lainpa(}a tradunt.
Il fallait bien que la théologie de M. Locke ne fût point orthodoxe , puisqu'un théologien protestant croit de son devoir de la combattre au point de vue du dogme de la Trinité : Vindication oftlie Triîiity.
On verra dans le manuscrit de Leibniz l'attaque et la réponse. Mais il importe de signaler ici pourquoi sur ce même dogme de la Trinité, où l'ortho-
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doxie de Leibniz brille du plus pur éclat (1), celle de M. Locke est très contestable et contestée.
Worcester remarque (2) que M. Locke, qui a donné tant et de si bonnes preuves de l'existence de Dieu, a omis celle que Descartes tirait de l'existence renfermée dans l'idée de Dieu, la preuve à priori.
Je ne crains pas de dire que la même cause qui lui faisait retrancher la preuve de Descartes, mal comprise, le jetait peut-être à son insu dans Thérésie des Sociniens sur la Trinité.
Cette cause la voici : C'est que le sensualisme de Locke lui interdisait de s'élever à la véritable idée de Dieu, à l'idée de Dieu prise comme objet immédiat externe de Tentendement. En effet, quand, parti des sens, on s'est habitué à ne reconnaître pour réel que l'individuel et le particulier, quand on n'attache à l'idée de la substance qu'une valeur relative et conventionnelle, qu'on en fait, comme I^ocke^ un je ne sais quoi, qui est le support des accidents, l'inflexible logique nous force à faire la stricte application de ces principes métaphysiques à la théologie, et alors on va forcément, fatalement, si on est sincère, jusqu'à prétendre que la Divinité, en tant qu'universelle, en tant que
(1) Voyez les controverses que Leibniz soutint contre les antitrinitaires. Datens, t^ I, et Systema theolog,
(2) Lettres et opuscules inédits^ p. 8.
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notion générale et absolue, n'est qu'une pure abstraction et qu'il faut reconnaître les trois personnes en Dieu comme trois dieux, ou bien renoncer à ce trithéisme absurde et revenir à la notion vague d'un être unique, sans distinction de personnes, source de tous les êtres. Ainsi, entre le déisme et le trithéisme, il n'y a pas de milieu pour ces esprits grossiers qui rapportent tout aux sens. Un Dieu triple et un n'est pour eux qu'un fantôme.
Voilà ce que M. de Worcester ne remontre pas avec assez de solidité et d'étendue à M. Locke et où Leibniz pouvait seul suppléer du sien h ce qui lui manque. Le mérite principal du chapitre de Worcester n'est pas, en effet, sur le point de la substance où Locke a si gravement erré. C'est plutôt un mérite d'observation. Il a bien démêlé les causes des erreurs théologiques qu'il combat et dont la philosophie de Locke est involontairement devenue l'appui naturel. Locke a faussé la voie des idées et la règle de l'évidence qu'il emprunte à Descartes ; habiles à détourner les découvertes modernes au profit de Terreur et de l'hérésie, les rationalistes anglais, qui se disaient ses élèves, ont été plus loin. Ils se sont servis de cette voie des idées pour rejeter les mystères de la foi, au lieu de l'employer à expliquer ceux de la nature, qu'ils acceptent aveuglément. « Il n'y a point de gens, remarque l'évêque de Worcester, plus hardis à
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attaquer les mystères de la foi que les prôneurs (les idées et d'aulres nouveaux termes de philosophie qu'ils emploient sans les entendre* »
C'est une page curieuse à ajouter aux annales de t'esprit humain que ce nouveau travers si bien caractérisé par Tévfique de Worcester. Il ne feut pas croire, en effet, que la réforme de la philosophie au XVII' siècle pût dépendre de quelques mots nouveaux substitués à d'autres, et qu'une mode de l'esprit qui change accuse un progrès réel de l'esprit humain. Si Descartes n'avait fait que substituer aux formes des scolastiques le mot idée, ce mot, qui dit beaucoup, n'aurait point sufS à l'immortaliser, son rôle serait bien petit dans l'histoire de la philosophie et sa réforme illusoire, teibniz a vengé les scolastiques du dédain peu mérité qu'affectait Descartes à leur égard, et il a réhabilité quelques unes de leurs inventions les plus décriées. Ce n'est donc pas pour avoir mis les idées
à la mode, même en Angleterre, et répudié des
formes vieillies que le cartésianisme a conquis les intelligences. C'est là le côté extérieur et superficiel de sa réforme ; c'est par là qu'il engage les esprits légers, qu'il produit Tengouement: ce sont les tourbillons de sa métaphysique. Mais ceux qui von tau fond des choses savent qu'il a mieux mérité de l'esprit humain et qu'il a des titres plus réels à la reconnaissance des hommes. Descartes,
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le premier, a trouvé des règles et montré des lois où les scolasliques voyaient des fantômes. Au lieu de travailler comme eux péniblement à dépouiller ces fantômes des qualités sensibles, aBn de les approcher de plus en plus de l'esprit, que fait-il? bu premier coup, il force Tesprit, ramené sur luimême^ à renoncer à ces habitudes superstitieuses de Tenfance, qui se forge des monstres et des chimères, à se dégager de ce parti pris des âges crédules, qui ne voient partout que des symboles, à renoncer enfin à cette espèce de polythéisme persistant dans Tesprit et dans les mœurs, qui divinise et multiplie les êtres de raison, polythéisme que Leibniz a si bien caractérisé par cette phrase : lia reditur ad tôt deunculos, quoi formas substan^ tiales et geniilem prope \polytlieismum : c'est un retour aux petits dieux et à un véritable paganisme.
Mais il y a deux manières de recevoir et d'entendre une doctrine , et il faut bien reconnaître qu'une foule d'esprits superficiels et légers^ et surtout les sensualistes anglais, n'ont pris le Cartésianisme que coinme une mode venue de France pour en faire parade. Locke lui-même, évidemment plus sérieux, le rapetisse à sa taille ; tous ses instincts le portent à limiter l'esprit par le corps et à enlever au premier tout ce qui ne peut germer dans le second, je veux dire les idées innées,
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ce que Leibniz appelle les semences d'élernité.
Sa réponse à Tévéque de Worcester (Reply to the bis ho f of Worcester) contient les explications devenues nécessaires en présence du remarquable écrit de ce dernier.
Locke se défend d'avoir voulu bannir la substance du monde raisonnable et explique, en adoucissant le sens des mots, comment il a pu la comparer à ce je ne scay quoy qui chez les Indiens supporte la tortue qui supporte le monde. Il se défend aussi d^avoir soutenu le sensualisme grossier qu'on lui impute trop souvent et qui ne donne pas, en effet, la juste mesure de cet esprit plus subtil que matériel. Il affirme qu'il croit à Texcellence de l'homme au-dessus des bêtes, et qu'il en a donné les motifs dans ses Essais. Il va jusqu'à accorder que l'idée de la substance e§tune idée de la raison, et que si l'idée en peut être obscure, il n'a jamais dit que cette obscurité dût l'atteindre dans son existence.
Un pareil aveu ressemblait fort à une rétractation. Mais Locke n'entendait pas pour cela être engagé au delà de ce qu'il convient. La subtilité ne manque pas à l'ingénieux auteur de VEssaiy et il en abuse dans toute cette défense.
Elle est surtout visible sur le point décisif du débat. Locke avait prétendu que Dieu peut donner à la matière dûment préparée la faculté de penser.
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Et révoque, de Worcesler y voyait une opinion de nature à compromettre les preuves de la spiritualité de l'âme, que l'auteur avait précédemment données. On pourrait regretter que Leibniz, si bien posé pour la combattre, se bornant au rôle de rap'porteur, se soit interdit toute réfutation , même partielle, des opinions de Locke, si d'ailleurs ce système, où la pensée viendrait furtivement habiter le corps, ne soulevait trop de questions pour qu'il soit possible à Locke d'y répondre. Quelle est, en effet, cette préparation mystérieuse qu'il faut à la matière pour qu'elle soit en état de recevoir la pensée? Je crois la connaître : c'est qu'elle soit organisée, douée de sens et d* organes, de ce qu'on appelle aussi réceptivité ou capacité de Tétre. Mais ce n'est rien dire, puisque c'est revenir à la question, qui est celle-ci : Gomment un être doué de sens et d'organes est-il saisi de pensées extérieures et supérieures au corps? Est-ce par les seules lois de la matière, c'est-à-dire par des lois mécaniques aujourd'hui connues et qui ne rendent compte d'aucun des faits de la pensée ? Évidemment, Locke ne peut rien expliquer par les seules lois de la matière. Il ne lui reste donc qu'à recourir à un miracle d'autant plus surprenant, qu'il est de tous les jours, et qu'à faire de la pensée l'enfant du mystère.
Locke va plus loin , et ce trait de son système, assez peu connu, mérite d'être restitué. Nous le
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(devons à Leibniz qui, plus pénétrant que Worces* ter, signale dans Tavant-propos des Nouveaux esmiSf à Toccasiondu débat que nous rapportons ici, le ^erme évident de panthéisme que contenait la pensée de Locke. Cette résolution fatale et dernière du malérialisme en une doctrine à première vue contraire est curieuse. Dans une lettre à Worcester, Locke avait dit (1) pour défendre son opinion de la matière pensante : « Puisque l'idée générale delà substance est partout la môme, il s'ensuit que la modification, qui s'appelle pensée o\x pouvoir de penser y étant jointe, cela fait un esprit, sans qu'on ait besoin ^e considérer quelle autre modification il a encore, c'est-à-dire s'il a de la solidité ou non, etc. » Jamais Spinoza n'avait présupposé d'une manière plus complète le principe qui sert de base à son panthéisme, à savoir l'unité de sub* stance. Mais, par une singulière inadvertance, cette phrase avait échappé àWorcesler, et c'est Leibniz qui, avec sa perspicacité habituelle, signale le danger, (f M. de Worcester pouvoit ajouter, nous dit-, il (2)j que de ce que l'idée générale de substance est dans le corps et dans l'esprit, il ne s'ensuit pas que leurs différences soient des modifications d'une même chose. » Et, précisant encore mieux sa pen-
(1) Av»Dt-propo8 de$ Nouveaux essaie, p. 301, ëditt SrdnL
(2) Avant-propos d^ Nouveauo) essai^^ ibid.
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sée, il distingue entre ce qui est physiquement homogène et ce qui n'est que logiquement réuni, entre la matière physique et réelle qui entre dans les composés de Tordre naturel, et cette matière métaphysique ou générale qui n'est que le lien des idées, et, comme il le dit lui-même ailleurs, le mélange des effets de l'infini; montrant bien par cette profondeur des distinctions jusqu'où il avait sondé les abîmes qui ont englouti Spinoza et sur le bord desquels Worcester laissait se jouer la pensée subtile et déliée de M. Locke.
On peut donc, par une induction puissante, af • firmer que si le philosophe anglais a été Tappui naturel des antitrinitaires, et notamment du plus panthéiste de tous, John Toland> c'est par cette tendance de sa philosophie qui compromet la spiritualité de Tâme et ne laisse à la morale et à ta religion qu'un être matériel plus ou moins susceptible d'être façonné par leurs préceptes ou rangé sous leurs lois. Quand on ôte à Tàme ce ressort caché dont parle Bossuet « lequel, quoiqu'il soit contraint, quoiqu'il n'ait pas encore son mouveméi^t libre, fait bien voir par une certaine vigueur qu'il ne tient pas tout entier à la matière et qu^il est attaché comme par sa pointe à quelque principe plus haut. ') Quand, par une équivoque indigne de la philosophie, on prend le mot esprit^ assurément le plus immatériel de la langue , pour je ne
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sais quel animal subtil; « proquodam animali subiilif » assez semblable aux anges de Tancienne mythologie,
Par levibos ventis volucriqne simillima somno,
il serait assurément bien difficile de se représenter dans l'oubli des sens et du corporel répandu dans lanature^ une sphère de spiritualité pure détachée de tout corpSy étrangère aux sens et à toute matière préexistante, où Tétre très parfeit reproduit éternellement dans l'unité de sa substance les perfections de sa nature, faisant le triple personnage de Dieu, de monarque, et de père, tout à la fois principed*unité, de pensée, d'action, volonté puissante, souveraine intelligence, réalité substantielle et intégrale, capable de toutes les influences, excepté celles purement physiques , source de tous les changements, excepté ceux qui altéreraient sa substance, le type et non l'esclave de l'unité, le partage de tous les esprits supérieurs sans jamais se répandre au dehors, portant la triple expression de lui-même dans la science, dans l'âme et dans le monde, variant le degré comme la force de cette expression, dont le monde ne garde que le vestige, dont la science n'est que la copie, dont l'âme vivante porte seule, quoique incomplètement, la marque réelle, le signe et le caractère.
Locke, en terminant sa réponse, parle beaucoup
iNTnonrcTioN. Ixxxj
des puissances des objets, donl les idées sont les effets e( comme les traces dans le cerveau. Ses regards mortels, hébétés parle sensualisme, ne peuvent s'élever au delà, ou du moins il ne voit audessus de ces idées sensibles et tout imprégnées, comme il le laisse entendre, des puissances de la matière, que ces idées déjà moins grossières qui sont les images et comme la représentation des objets. Il ne sait pas qu'il y a des puissances immatérielles {immaterial powers) qui, elles aussi, sont capables d'agir sur l'esprit, de lui donner une forme, un achèvement, et d'y laisser des marques tout autres et vraiment sublimes. H ignore que ces puissances invisibles qui donnent à nos âmes une consistance réelle en y fixant l'indivisible et l'universel, les rendent aussi capables de s'élever aux principes, qu'elles sont, en effet, le fondement de toutes les notions, et qu'elles composent la raison suprême, impersonnelle, et^ suivant la belle expression de Fénélon, la Raison Dieu (1).
Tel est en substance et résumé par une grande pensée, ce débat dont Leibniz a dit un mot dans Tavant-propos des Nouveaux essais^ en en affai-* blissant la portée par une parenthèse diplomatique à l'égard de Locke. La diplomatie de Leibniz, et surtout sa finesse, ne sont pas toujours assez remar^
(1) Traité de l^eocièt. de Dieu, p. î, c. il, n* 60.
IxXXlJ , INTRODOCTlONf
quées. L* avant-propos des Nouveaux essais est uil modèle de cet art des polémique$ conciliantes oti il excelle. On remarquera d'ailleurs que le point traité dans les Nouveaux essais étant celui de savoir si la matière peut penser, point sur lequel Leibniz avait un système original^ et où ni Locke ni Worcester ne pouvaient le satisfaire entièrement, la question religieuse est écartée. On remarquera aussi qu'à Tépoque où Leibniz écrivit lés Nouveaux essais ^ Locke était le seul survivant des deux antagonistes (1), et que Leibniz, se trouvant avec lui à l'ouverture d*une longue polémique, no voulait pas sans nécessité surcharger le débat de cette question brûlante du déisme, par laquelle Worcester avait dû singulièrement lui déplaire. Ce sont ces raisons, jointes à une grande finesse et à beaucoup d'babileté, qui lui font donner à Locke, en commençant, cet éloge embarrassant et qui ne dit rien de trop : « On sait que ceux qui ont voulu détruire la religion naturelle et réduire tout à la révélée, comme si la raison ne nous enseignait rien là-dessus, ont passé pour suspects. Mais notre auteur n'est pas de ce nombre (2). )>En effet, Locke n'était pas de ce nombre, puisqu'il encourageait plutôt la tendance contraire, qui est de tout ré-
(1) Stîllingfleet était mort depuis 1699. Les Nouveaux essais sont de 1704*
(2) Avant-propos des Nouveaucp mai9f p. 203»
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éuirèàla religion naturelle ;(1). Leibniz faisait-il de même? C'est à quoi répondent nos conclusions.