‹ Lettres et opuscules inédits de LeibnizChapitre 28 sur 49 · SUR LE DICTIONNAIRE DE BAYLE · texte numérisé non relu

SUR LE DICTIONNAIRE DE BAYLE

i** Origène.

Monsieur Bayle, article Omgène, rapporte des raisonnemens excellens des Parrhasiana (2). Les maux physiques et moraux du genre humain sont d'une durée si courte en comparaison de l'éternité, qu'ils ne peuvent pas empêcher que Dieu ne passe pour bienfaisant et pour ami de la vertu. Il y a infiniment moins de proportion entre le temps que cette terre doit durer qu'il n'y en a entre une minute et cent millions d'années. Parmy les hommes, ceux qui traitent dn enfant de quelque incommodité, et qui le guérissent par un remède amer, ne font que rire des plaintes qu'il fait de cette amertume, parce qu'ils savent qu'en très peu de temps il ne la sentira plus, et que le remède luy fera du bien ; il y a infiniment plus de proportions entre Dieu et les hommes les plus éclairés, qu'il y en a entre eux et les enfants les plus

(1) Ces remarques ne vont que de la lettre 0, art. Origène, ^ la lettre R, art. Buysbroeck.

(2) Parr?tastana, publié à Amsterdam en 1699» sous un pseu<donyme, Th. Parrhase. . . .,

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