‹ Lettres et opuscules inédits (volume 2)Chapitre 13 sur 100 · À M. LE TIGOMTB DB BONALD · texte numérisé non relu

À M. LE TIGOMTB DB BONALD

pas toutes, et absolument, mauvaises. Souvent, en vous lisant. Monsieur le vicomte, il m'amve d'éclater de rire en retrouvant les mêmes pensées et jusqu'aux mêmes mots qui reposent dans mes portefeuilles. Cette conformité est bien flatteuse pour moi. Il n'y a rien de si consolant qu'un tel accord. H faudrait que cet accord fût général, carie malheur du bon parti est Pisolement. lies loups savent se réunir; mais le chien de garde est toujours seul. Enfin, Monsieur, quand nous aurons fait ce que nous pouvons, nous mourrons tranquilles; mais, autant que nous le pourrons, soyons d'accord et travaillons ensemble. L'honmie qui a pu en persuader deux ou trois autres et les faire mardier dans le même sens, est très-heureux, à mon avis. C'est une conquête formelle. Voilà pourquoi j'ai tant travaiDé à détruire toutes les petites pointilleries qui séparaient nos Églises, au grand détriment de la religion. Vous verrez bientôt mon dernier effort sur ce grand sujet. Quand j'aurai vidé mes portefeuilles rusifes, je m'arrêterai tout à coup, car je n'ai plus le temps d'écrire; je n'ai pas même celui de corriger. Salut et attachement , frère et ami. Souvenez-vous toujours de moi, je vous en prie, et croyez-moi plus que jamais, et pour toujours, votre dévoué serviteur et ami.

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