‹ Lettres et opuscules inédits (volume 2)Chapitre 24 sur 100 · DE H. LE TICOMTB DE BONALD · texte numérisé non relu

DE H. LE TICOMTB DE BONALD

Saint-Père, et ont proposé de réduire à soixante-dix-huit le nombre des évôobës fixés à quatre-viagi«4Mize par le Concordat, et de le décréter ainsi, sauf l'éventualité d'un arrangenaent nouveau avec Sa Sainteté. M. de Marcellus a écrit au pape, de son chef, et il en a reçu un bref désapprobutenr de toutes ces mesures; ce qui, joint à la résistance mesurée des évéques consultés, a tout arrêté. Les DMoistres ont été ou paru furieux, et la chose en est là. Assttfément ils auraient fait passer la circonscription après mw fait passer la conscription : voilà où nous en sommes.

L'affaire de Lyon est un grave incident d'un grand procès. Nous demandons des explications^ nous attendons des reponses annoncées. Rien ne'paraît, que les démentis donnés par le préfet, le commandant, le maire, le grand prévôt ; tous parfaitement d'accord sur les faits, sur les intentions, sur Topinion qu'ils ont eue de Fesprit des conspirateurs.

Que dites-vous du congrès? On devrait vous y envoyer. Je n'en attends rien de vrai, rien de fort; des demi- vérités, des demi-mesures, et la fausse honte de revenir sur ses erreurs ; peut-être quelque autre illusion comme celle de la sainte-alliance, dont on n'avait pas assez jugé les suites politiques quand elle a été proposée par un peuple qui n'a pas la lumière, mais qui est habile à tromper et fort pour asservir.

Donnez-moi, je vous prie, de vos nouvelles, de votre santé, de votre situation. Je m'intéresse infiniment à tout ce qui vous est personnel, et je désirerais vous savoir heureux, s'il y a pour les bons quelque autre bonheur ici-bas que de souffrir persécution pour la justice.

Vous connaissez. Monsieur le comte, mon tendre et respectueux attachement pour vous et pour tout ce qui me ▼ient de vous.

BoNALD.

liettre du Ticomte de Bonald mm comte de Malitre*

Paris, 3 Janvier 1810.

J'eus l'honneur. Monsieur le comte, de faire passer Tannée dernière, à votre adresse à Turin, par la voie de votre ambassade à Paris, un exemplaire de mes Réflexions philosophiques sur les premiers objets d^s connaissances morales, qui venaient de paraître. J'y joignis une lettre, et je n'ai pu savoir encore si cet envoi vous avait été fait, ou plutôt si vous Taviez reçu. Je vous devais rhommage de cet écrit, qui a eu quelque succès , et je saisis avec joie l'occasion qu'il m'offrit de vous renouveler l'expression de mes sentiments. Je partis peu après de Paris pour mes rochers, d'où je ne suis revenu que depuis quelques jours, pour la triste et pénible mission dont je me suis chargé pour la quatrième fois. J'espère que cette lettre sera plus heureuse. J'y joins un exemplaire de ma réponse à l'ouvrage de madame de Staël, réponse abrégée, dans laquelle j'ai repoussé ses doctrines beaucoup plus que je n'ai répondu à l'auteui». Il aurait fallu pour cela un écrit aussi volumineux que le sien, et je n'en avais ni le temps ni la force : tel qu'est celui-ci, on en a été content ici; on y a trouvé de la raison et de la politesse. Il ne fallait pas oublier que je répondais à une femme, à une grande dame qui avait des amis même dans nos rangs : vous en jugerez.

J'ai appris par quelqu'un de vos compatriotes que vous avez été mis par votre digne souverain à la tête de la chancellerie de justice, à ce que je crois; car j'ignore s'il y a dans cette division de votre administration quelque chose de relatif à la politique. Quoi qu'il en soit, plus le cercle sera étendu, mieux vous y êtes placé. Cette nonii-

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