DB M. LE VICOMTE DE BONALD
choses par Catulle ; et si je n'en avais pas vu le nom au bas, ayant un peu oublié ce grave auteur, j'aurais cru les vers de vous, tant ils sont faciles et agréables. Vous avez voulu m'épargner la méprise; c'est pure charité à vous, pour m'épargner un aveu d'ignorance ou un défaut de mémoire.
Je finis, comme j'ai commencé, par vous parler de notre douleur : elle est même populaire; mais combien de cœurs riants sous des dehors tristes ! que de profondes hypocrisies ! quelle conduite ! et qu'on fmt de mal à TEurope par celle de notre gouvernement depuis le 5 septembre 1816, jour de funeste mémoire ! — Je ne forme pas de conjectures sur tout ceci : — un parti infernal s'agite, complote, exécute sous les yeux des autorités ; et, enlacés par nos lois, par nos formes, garrottés par la charte, nous nous laissons tout doucement conduire dans l'abîme où toute l'Europe, si elle n^écoute pas vos leçons, et je peux y joindre les miennes, descendra avec nous.
Je finis. Monsieur le comte, par vous renouveler tous mes remerchnents, toute ma gratitude, toute mon admiration, et l'assurance du tendre et respectueux attachement que je vous ai voué.