‹ Lettres et opuscules inédits (volume 2)Chapitre 47 sur 100 · TROISIÈME PARADOXE, SUR LE JEU · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARADOXE, SUR LE JEU

a leurs je n'ai rien du tout à dire à Votre Excellence, du a moins dans ce moment : je voudrais vous tenir à mon a aise, je voudrais surtout vous examiner dans ces moa ments où Thomme, n'étant pas sur ses gardes, permet « à son caractère de se dévoiler. Madame votre épouse, « Monseigneur, est encore une femme bien bonne à cona naître ; tout le monde sait qu'elle fait une dépense extraa vagante, et que souvent il y a eu des scènes à ce sujet tf entre elle et Votre Excellence. Je voudrais savoir de « quel bois elle se chauffe, et si elle serait femme L se a laisser tirer d'embarras dans un moment de détresse, a par des moyens obliques et qui ne choquent point la déa licatesse. Vous avez encore un fils dont vous raffolez, et a des filles mariées qui tiennent à tout; de grâce, Monseia gneur, laissez-moi voir et connaître tout cela. J'espère a en tirer bon parti : accordez-moi seulement le temps « nécessaire. J'ai l'honneur d'être, etc., etc. »

Vous riez, Madame la marquise ; eh ! mon Dieu , rien de plus simple que cette demande. On peut la faire sans la moindre difficulté, et sans alarmer l'orgueil le plus pointilleux : il suffit de se faire présenter chez Phomme en place, et d'y jouer.

Le beau nest qu'une convention et une habitude.

Je lisais ce matin, Madame la marquise, ce passage de notre bonne amie madame de Sévigné :

« Pour la musique (celle du service fait au chancelier Séguier), c'est une chose qu'on ne peut expliquer.

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