SLR LÀ CHRONOLOGIE BIBLIQUE
proches font naître un doute qui me parait devoir être éclairci.
Une méthode chronologique ne peut être nouvelle que de deux manières : ou parce qu'elle corrige des dates fausses, ou parce qu'elle fournit de nouvelles preuves à des dates déjà reconnues pour vraies. Or, en vous lisant^ l'homme qui n'est pas chronologiste de profession, c'està-dire des myriades de lecteurs pour un, ne savent ni ce que vous renversez ni ce que vous établissez. C'est unde.iideratttm continuel, qui fatigue beaucoup. Dès que vous annoncez une méthode nouvelle, on voudrait lire à chaque ligne : Ici Scaliger s'est trompé; là, c'est Pétau, Usser, Desvignoles, Fréret, etc. Il faut, au moins, dans vos notes, établir cette comparaison indispensable.
Une assertion que j'ai copiée plus haut pourrait sur ce point tromper le lecteur. Vous dites, Monsieur le comte, que votre travail sur Manéthon vous a conduit à une chrO" nologie peu différente de celle de Vahbé Lenglet-Dufresnoy. Cependant, si je commence par Menés (très-certainement Noé, autant qu'on peut être certain de ces sortes de choses), je trouve, dans votre Chronologie âfi. Manélhony qu'il régnait l'an 3670, p. i. Mais l'abbé Lenglet-Dufresnoy le recule jusqu'à l'an 2965, 1. 1, p. 425. Les deux suites de rois se trouvent dans une contradiction perpétuelle; mais, pour ne parler que du fameux Sésostris, le Baechus égyptien, Lenglet le place à l'an 1722, votre ouvrage sur Manéthon à l'an 202i ; et le chevalier Jones, pour le dire encore en passant, qui en savait bien autant qu'un autre, le place de sa pleine science à Tan 1000 {Asiat. Research,^ loc. cit., t. II, p. 301). Il y a donc une grande différence. Monsieur le comte, entre vous, Lenglet et d'autres savants. Je voudrais les voir marquées et discutées.
A la page 28 de votre dernier ouvrage, vous prononcez à demi une grande vérité qui m'a toujours frappé : Une