‹ Lettres et opuscules inédits (volume 2)Chapitre 67 sur 100 · A M. LE COMTE JEAN POTOCKI, ETC · texte numérisé non relu

A M. LE COMTE JEAN POTOCKI, ETC

cas infini que je fais de votre personne , et rextrême envie que j'aurais de vous voir marcher la tête levée dans la route hors de laquelle il fCy a point de raison.

Quant à vos chiffres^ je ne m'en mêle pas. Ne sutor ultra crepidamf Je ne puis que vous admirer^ sans me mêler de douter. Un avocat plaidant pour l'ouverture d'un majorât espagnol n'a pas une idée plus claire de la généar logie de son client que vous ne l'avez, vous. Monsieur le comte, de celle de toutes les bonnes maisons de Grèce et d'Egypte avant les olympiades. Toutes ces généalogies, tous les synchronismes, tous les systèmes, tous les événements, sont pour ainsi dire étendus devant vos yeux comme une tapisserie de haute lisse, dont les moindres parties et les plus petits objets s'arrangent parfaitement au fond de votre œil. Je vous applaudis de tout mon cœur, sans oser vous suivre et moins encore vous interroger, car je n'aime parler que de ce que je crois savoir à fond; mais je n'ai pas le tort si commun de ne pas savoir estimer les connaissances que je n'ai pas, et je ne me rends jamais ce témoignage d'une manière plus certaine que lorsque je pense à vous. En vous demandant pardon de mes impertinences, je me reconmiande de nouveau à votre précieuse amitié.

DE MaISTRB.

p. s. Voici une minutie. Vous dites, p. 25, qu'une dizaine se dit en hébreu assora; j'ouvre la granmiaire hébraïque de Schroëder, et je lis : iwt*, iw» nwrjlUK» ce qui se lit, si je ne me trompe , asar , eser (et en construction) êsera. Comme je ne suis pas hébraïsant, voyez vous-même, je vous prie.

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