À H. LE YIGOMTB BB BONALD
pages> que sur cent cinquante acheteurs^ y compris dix lecteurs et denxintellecteurs ; partant^ point d^impressions aux frais des libraires. D'ailleurs^ mon ouvrage, qui est tout dirigé à Fhonneur de la France^ ne peut se faire jour s'il n'est soutenu par la France; et^ dans ce moment^ elle a bien d'autres choses à faire. L'influence des pations sur la fortune des livres serait le sujet d'un bel ouvrage. Je crois avoir eu l'honneur de vous le dire^ je voudrais rendre à notre langue le sceptre de la philosophie rationnelle; mais le commencement de la sagesse en philosophie^ «'est le mépris des idées anglaises : et comment renverser des. faux dieux défendus par sept cents vaisseaux^ si l'on n'est pas soutenu par Vimpegno et le prosélytisme français? — Je suspens donc mon attaque; mais je me tiens prêt. Je verrai ce que j'aurai à faire^ quand je verrai ce que vous ferez.
Présentez^ je vous prie^ mes hommages à MM. de Bausset et de Fontanes; je suis tout à fait glorieux de ne leur être ni tout à fait inconnu^ ni tout à fait indifférent. Dites au premier^ je vous prie encore, que^ si j'allais à Paris^ un de mes premiers soins serait d'aller lui demander sa bénédiction^ dût-il me gronder un peu sur le Fleury. Quand donc nous donnera-t-il enfin son Bossuet? Je pâmai de rire un jour^ seul dans mon cabinet^ en lisant je ne sais quel article, dans je ne sais quel journal^ où l'on démontrait à monseigneur l'ancien évéque d'Alais qu'il ne pouvait composer cette vie de Bossuet. Gela ressemble un peu à la Ré^ panse au silence de M. de la Motte.
Je voudrais encore^ Monsieur^ vous demander deux choses^ malgré la honte que j'ai de commencer la neuvième page. Quel mauvais génie supprima^ dans le temps^ une préface de votre main qui devait précéder la vie de Jésus-Christ par le P. de Ligny^ et qui était annoncée dans
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les journaux? Fut-elle peut-être trouvée indécente par te gonremement corse (1)?
J'ai lu demî^ment^ dans le JomrfuU des DAaU (4ootobre)^ un morceau intitulé Ce que «ions étions om mois de marSy et ce que nous sommes au mois d^odobreyOki j'ai em Yous reconnaître à Tendroit où Fhomme d'Elbe est peint emportant sa vie et ses millions; à Tendroit encore où il est question de ces honunes qui ont tout sauvé, fors Phonneur (S). Il m'a semblé que ces phrases s'ajqielaîem Bonald : votre dernière lettre m'en a fait douter; qu'en est^l? Je souhaite m'étre trompé^ car il y a honneur et bonheur^ pour votre patrie^ à posséder plus d'un homme dont le style puisse être pris pour le vôtre.
Ne cessez jamais de croire à la profonde esthne et au respectueux attachement avec lequel je suis pour la via
Monsieur le vicomte^ etc.