‹ Lettres et opuscules inéditsChapitre 108 sur 166 · M. H. le comte de Bray» en lilTonte · texte numérisé non relu

M. H. le comte de Bray» en lilTonte

I6(28)jani^ierl8l5.

J'écris quand je puis, mon très-cher comte, et non quand je veux; c'est ce qui fait que je réplique si tard à votre aimable réplique du 4 (nouveau style). Mille et mille grâces à M. Sontag, qui m'a valu cette intéressante correspondance. Comm£ ici-bas tout s'enfile / Cette affaire n'était point une affaire, pour moi du moins. Je n'avais pas même pensé à demander le nom de l'auteur de l'article, et certainement il n'y avait en cela de ma part ni indifférence ni dédain; et voilà qu'une circonstance amenant l'autre, le tout est devenu une espèce de négociation. Je suis bien mortifié de ne pouvoir lire M. Sontag, et de ne vouloir point m'adresser à un interprète; j'aurais rempli un devoir de politesse bien cher à mon cœur en lui écrivant de nouveau, mais il n'y a pas moyen. Je ne puis déchiffrer l'écriture manuscrite allemande, qui fait peur à mes yeux, au pied de la lettre. Acquittez-moi , je vous prie, auprès de cet homme estimable, et veuillez l'assurer que, si jamais il m'airive de voir Riga, j'aurai certaine-

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neot k pfaiâr de rembnsttr de tres-boB cŒor ^ el de T^ arec loi de toute cette affiare de gaiette.

An icste^moii trés-dier et aim^tle comte, â tous mV fcz la, comme je Yesçèie, an moment où je tous écris^ TOUS aurez rn qœ le protestantisme n'entre ^l'inddemment daq^ mon oofrage , et qœ je me sois exprimé sur eel artide arec la polîtease d'nn honme du monde, et même, je Pose dire, arec une affection religîease qui a tooché phisiears personnes de ce partL

Mais il faudrait qu'on suriniendoMi fikt bien maître de lui, bien affranchi de tout préjugé, pour entendre de sangfroid Platon ofMoer contre le protestantisme d'une manière si originale et si lumineuse. I^us vous méditerez ce passage^ et plus votre bcm eq>rit en sera fraj^.

Vous aurez vu de plus, mon cher comte, je n'en doute nullement, que M. Scmtag s'est beaucoup trop pressé d'écrire, et que ça et là il ne m'a pas eaieoda du touL n me fait dire : Nous chantons nos symboles, donc ils sont vrais; cela s'appellerait justement une bêtise; mais ce n'est pas ce que j'ai dit ; j'ai dit : Nos symboles sont vrais ^ et voilà pourquoi nous les chanlons; car V amour seul peut chanr ter, et il y a toujours de l'amour dans la foi. Un symbole h*est point un ordre à la raison, c'est une confession de C amour ^ etc. Vous voyez. Monsieur le comte, qu'on peut sans doute écrire contre tout cela, mais pas du tout stans pede in uno, et sans y regarder de près.

Un article tout à fait étranger à la théologie, et sur lequel M. Sontag ne s'est pas seulement douté de ma pensée, c*est celui de la vénaUté des charges dans l'ancienne France, article sur lequel les scioli (i) sont insupportables à entendre. Je dis qu'il ne s'agit point de vénalité^ mais

(I) Mol ilalien qu'on ne pourrait rendre cf fraDcais : savanti» oa tavaiUicuU,

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