A H. LE COMTB DE BEAT
J^héréditéf et que, Thérédité admiie, la vénalité n'est qu'un avantage pour le gouvernement^ tout à fait étran* ger au fond de la question. Dites-moi> je vous prie^ si une telle question^ présentée sous oe point de vue« doit ^tre rangée par numéro dans la classe des absurdités qui ne valent pas la peine d'être réfutées? Mais^ encore imé fûis^ tout ceci est dit sans une ombre de chaleur^ et seulement pour vous convaincre que Texcell^t esprit de 11. Sontag^ un peu offusqué par une certaine pique de parti infiniment excusable^ ne m'avait pas saiai> à beau* coup près, dans une première lecture rapide*
11 n'y a rien de jsi vrai et de si frappant que ce que vods me dites sur le protestantisme. Je lirai certainement avec un extrême plaisir Touvrage que vous m'annoncez sur ce sujets et quii je respère, ne sera paa écrit en lettres allemandes.
L^urope entière est dans une fermentation qui nous conduit à une révolution religieuse à jamais mémorable^ et dont la révolution politique dont nous avons été les témoins ne fut que l'épouvantable préface. -^ Pour nettoyer la place^ il fallait des furieux; vous allez inaintenant voir arriver Tarchitecte.
En vous disant que l'illustre mort prêt de ressusciter pour faire sa profession de foi fut jadis le plus grand homme du protestantisme^ et peut-être le plus grand des hommes dans l'ordre des sciences^ je croyais vous l'avoir nommé. Ce n'est pas Newton. — Au reste^ mon cher comte^ laissons-le arriver tranquillement. Il y a plus de vingt ans que j'avais connaissance de ce grand et magnifique témoignage^ et je connaissais^ de plus, le coin de la terre où il était enfoui. Dans un moment qui semblait rendre la chose extrêmement facile^ je tâchai de saisir la pièce, mais sans succès. Un Français, plus heureux que inoi, a pu l'atteindre lorsque les circonstances étaient de-
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venues contraires. Maintenant elle est sous presse déjà^ si elle n'est publique : malheureusement^ elle sera publiée en français^ et non dans Toriginal latin, qu'on aurait dû au moins imprimer en regard. Suivant ce qu'on m'écrit de Paris^ c'est l'autographe même du grand et très-grand homme qui est parvenu à Paris.
Je viens aux sociétés secrètes. Laissons-les faire^ Monsieur le comte. Tout cela vient à nous^ mais par une spirale résultant d'une invincible attraction vers le centre^ et de l'action continuelle de Torgueil (très-forte sans être égale)^ qui les écarte autant qu'elle peut de la ligne droite. Ces sociétés^ au reste^ sont détestables chez nous, parce qu'elles attaquent notre principe fondamental de l'autorité; mais^ chez toutes les nations séparées^ je les tiens pour infiniment utiles, parce qu'elles maintiennent la fibre religieuse de l'homme dans toute sa fraîcheur, et qu'elles tiennent l'esprit en garde contre le riénisme protestant.— J'espère que nous dirons le reste de vive voix.
Il n'y a rien de si Joli et de si vrai que ce que vous me dites sur la différence de rassembler et de réunir les gens* L'abbé Girard aurait pu en faire un bel article. C'est encore un point que Je réserve pour la conversation.
Vous faites bien de ne pas prendre votre vol devers la capitale avant que le père de famille ne soit de retour. En aiiendsni, vivez doucement , comme vous dites; car rien n'est plus doux que de vivre doucement, et ce bonheur suprême n'est pas accordé à tout le monde. J'espère que, lorsque vous serez de retour, nous reprendrons nos anciennes habitudes et nos conversations philosophiques. En attendant, mon cher comte, je vous embrasse de tout mon cœur, en vous priant d'agréer les assurances les plus sin^ cères de mon attachement et de ma haute considération.
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