‹ Lettres et opuscules inéditsChapitre 113 sur 166 · A M. LE CHEVALIER DE · texte numérisé non relu

A M. LE CHEVALIER DE

continuellement , sur tous les esprits ; il faut seulement bien se garder d^éclipser le roi. Cette faute n^a que trop duré.

Ce sera un beau spectacle que Wellington aux prises avec Bonaparte : dans Plnde^ où il a commencé sa belle carrière^ il désirait déjà cette bonne fortune^ et il en a parlé comme de Fobjet de sa plus ardente ambition. — Les voilà en présence.

Quoi qu'il arrive^ et quelques succès (possibles) que puisse avoir Bonaparte^ personne ne doit douter du rétablissement de la maison de France^ — et tout ce que nous voyons n'est qu'une opération de chirurgie nécessaire à la France.

laYrU(U),

Renvoie ces réflexions pour remplir un devoir attaché à ma place^ mais sans oublier que les événem^ts rendent souvent inutiles ou fausses ces sortes de spéculations, en moins de temps que la poste n'en met à les transporter. Par le peu de nouvelles qui sont parvenues ici depuis le 29 mars^ je ne vois pas qu'il y ait aucune raison de changer d'avis : le roi ne sera pas même rétabli^ puisqu'il n'est pas sorti de France ; il est sorti de Paris, il y rentrera. Les alliés semblent d'accord. Bonaparte, je l'espère et le crois même, ne sera rentré que pour périr. Il ne semble pas même (sauf de nouveaux miracles) qu'on doive redouter ces succès du moment, qui s'étaient d'abord présentés à moi comme possibles.

Bonaparte chasse les émigrés, et plaisante le roi sur ses vingt ans de règne : tant mieux, il n'est pas souverain.

Il est vrai que, dans une foule de lettres, on se moque, de tous les coins de l'Europe, sur le beau résultat de tant de travaux politiques; mais, enfin, tout ce qu'on y a mis

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d'humain n*enipécherâ pas le grand résultat^ el la mmraineté demeurera plus forte qu'auparavant.

Monsieur le comte est prié de transmettre ces réflexions^ qui serviront seulement à prouver ce qu'on pensait ici le 44 avril.

Quand je dis on, je me garde fort des généralités; m les salons ont prononcé la destruction des Bourbons M secula secularum.

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