‹ Lettres et opuscules inéditsChapitre 120 sur 166 · AlI.lecom«ede · texte numérisé non relu

AlI.lecom«ede

SaiDt-Pétenbourg, 2i déœmbre I8i5 (2 lanvler Il4 ^^

Monsieur le comte, f ^

J*arrache un instant au tumulte de la journée, pour jtR vous faire part d'un événement qui retentira dans \mw ^ l^urope. Ce matin, M. le général de Wiasmitinoff, gou-P^ vemeur de la ville et de la province de Sain^-Pétersbouisp est venu, en vertu d'un ukase impérial, arrêter touslesr ^ Jésuites. Des gardes sont placés dans leur cour, dans le l^ *■ corridor de leur maison, et jusqu'à la porte de chaque re-l'*ï ligieux. Ce soir, ils doivent être enlevés (du moins toolpfi Tannonce) ; on assure que la proscription s'étend à TOrdre I e entier, même en Pologne. On accuse ceux de la capitale p d'avoir fait des conversions, et d'avoir dit en chaire qu'il h^ ne peut y avoir qu'une religion vraie et sûre pour le saM, 11 parait incontestable que plusieurs personnes du premier lang avaient passé à PÉglise catholique; mais les Jésuites avaient opéré ces conversions comme ils ont fait lever le soleil ce matin. Il y a quarante ans qu'ils sont ici; par quelle merveille n^auraient-ils pas converti un seul Russe jusqu'en Tannée 1815? Ces conversions ne sont qu'une loi du monde qui s'exécute d'elle-même, et qui est placée bien plus haut que l'homme. Dès que la science parait dans un pays non catholique, tout de suite la société se divise : la masse roule au déisme, tandis qu'une certaine tribu s'approche de nous. Dans tous les pays protestants, il ne reste plus un seul protestant éclairé ; tous sont sociniens, excepté cette foule plus ou moins nombreuse d'hommes qui donnent dans ce moment un si grand speo- ^ tacle au monde.

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Je ne crois donc point que les Jésuites soient les auteurs u changement qui s'est fait ici dans certains esprits; ils euvent s'en être réjouis et Tavoir approuvé, mais pas daantage. Le premier mouvement part de bien plus loin; ;iais toutes ces considérations sont vaines, Tarrét sera xécuté sur-le-champ. Suivant l'usage, ces Pères ne pourvut présenter aucune défense en leur faveur : aucun ^ ^urs amis n'a pu les voir, ni leur apporter aucun secooA^ ^u m<HS de janvier ils partiront, à ce qu^on m'assure en* we, sur des traîneaux de poste découverts : auront-ils tes pelisses? auront-Us le temps de faire aucun prépara- If? Dieu sait si tout ce qui est vieux ou délicat ne mourra >as en chemin! Mais j'attends beaucoup de l'humanité de empereur, de sorte qu'avant demain je ne me tiens sûr erien.

Je regarde le culte catholique comme suspendu et même omme supprimé. On ne manquera pas de dire que nous lirons d'autres ministres ; mais je vois déjà ce qui arivera.

Les suites de cet événement sont immenses, et bien au- •es qu'on ne le croit. Il y a longtemps que le philosohisme n'aura pas remporté une si grande victoire sur la sligion. Je regrette beaucoup ces messieurs, qui ont élevé la jeunesse, à qui je dois de n'avoir point été un orateur e l'Assemblée constituante, qui étaient ici des gens trèsxemplaires, d'excellents sujets de l'empereur, et même, ans un sens, de puissants gardiens de TËglise grecque; aradoxe apparent, qui ne sera cependant qu'une vérité rdinaire dès que le temps m'aura permis de l'expliquer, .es Jésuites iront ailleurs prier pour l'empereur; nous deons souhaiter ardemment qu'ils soient exaucés.

Ce mémorable événement renforce les raisons qui m'exluent de ce pays, où j'avais formé tant de liens. Avec ne famille surtout, on ne peut se passer d'une liberté ab-

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iolue de culte^ et le nôtre est supimmé de fait. Véàiwà fement des esprits et Textravagance des soupçons étaiefll tels au sujet de ces oonversions^ que j*ai été soupçcmai moi-même d^en avoir opéré dans la phis haute sociM Cette belle imagination m^aide à juger les accusatiooi portées contre les Jésuites. LMdée même d'attaquer h CQoyanoe d'un Russe ne peut se présenta à mon esprit, aéflK>n caractère de ministre me semble s^opposeràde pareilles entreprises; mais il est vrai que j'ai pu m^i^ cevoir ici, comme jadis je l'avais aperçu en pays protestant, qu'il s'est fait de grands changem^its dans les esprits.

i^ PoloWek, >

Saint-Pétenboarg, isiG.

Mon très-cher et très-révérend Père ,

Je n'ai point d^expressions pour vous témoigner toute la part que j'ai prise à votre malheur^ qui est en même temps celui de vos amis et de toute notre Église. Au moment même où les ordres de Sa Msgesté Impériale à votre égard me furent connus > le âl décembre dernier^ je & toutes les démarches nécessaires pour découvrir s'il y avait quelque moyen possible^ c'est-à-dire perinis^ de vous approcher^ et de vous apporter les consolations qui auraieot dépendu de moi. M'étant assuré du contraire^ je me tins parfaitement tranquille^ comme il convenait à toute personne sage^ surtout à un ministre étranger. Vous me r^ drez^ au roste> je n'caa douta auUoment^ la justice de croiie

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que je n'ai cessé de m'occuper de voiis et de votre famittéy ^t de partager les angoisses communes. Maintenant que lé coup est portée il ne vous reste qu'à vous consoler^ en éotil^idérant que votre société a toujours été distinguée par un grand caractère^ qu'elle partage honorablement avec Ià religion même que vous servez avec tant de zèle et d'intelligence. Toujours combattue, elle avance toujours. Il iftkut encore vous consoler, en songeant que le décret même <}ui vous interdit les deux capitales est la pièce la plus hoklOrable que vous puissiez présenter à vos contemporains et à la postérité. Tout prince défend sa religion contre lotite attaque étrangère ; rien n*est plus naturel. L'empereur de Russie a craint votre prosélytisme ; mais, quoique irrité contre vous, il n'exprime rien de plus que cette crainte : d*où il résulte à Tévidence que, pendant quarante ans, vous n'avez pas commis une seule faute , ni conmie sujets, ni comme prêtres, ni comme instituteurs; car cette faute vous eût été certainement reprochée dans cette occasion. L'honneur de votre Ordre sort donc intact de cette affaire; car, pour ce qui est de votre prosélytisme, amis et ennemis diront en Europe : C'est un bataillon renvoyé pour cause de valeur; et toujours vous auret pour vous la plus grande des consolations,

liilconseire sibi^nulta palleicere cutpa.

n ne vous reste^ mon très-révérend Père, qu'à prietpour l'empereur, même pour ceux qui Font conseillé, et à ftdre ailleurs le bien que vous ne pouvez plus faire ici. Le moindre mot amer> même dans les pays étrangers, serait infiniment au-dessous de votre caractère. J*ai toujours prétente l'éloquente lettre de votre Père la Neuville, après la gitande catastrophe de 1762. a Prenez garde j disait^il à ses collègues; pas un mot de reproche ou d'aigreur f reipeet

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profond pour toutes les autorités y etc.^ etc. » D avait gras* dément raison^ et je suis persuadé que vous pensez conuM eux. J'ai demandé à quelques Russes sages et instniti comment ils pouvaient s'expliquer à eux-mêmes que^perhdant quarante ans^ on ne vous eût pas seulement soop* çonnés d'avoir converti une seule servante russe; et par quelle étonnante merveille il arrive aujourd'hui qu'une foule de personnes également distinguées par l'esprit et par la moralité aient fait tout à coup ce mouvement de cmversion vers la grande unité? Tous ont reconnu le phénomène; mais quant à l'explication^ elle ne peut être comprise universellement. Tous les esprits religieux^ à quelque société chrétienne qu'ils appartiennent, sentent dans ce moment le besoin de l'unité^ sans laquelle toute religion s'en va en fumée. C'est déjà un grand pas ; mais que cette unité ne puisse s'opérer que par nous, c'est une vérité qui, tout incontestable qu'elle est^ ne peut cependant être admise sans une longue et terrible résistance, puisqu'elle choque tous les genres d'orgueil et tous les préjugés imaginables. Pendant cette lutte, quelques personnes, et même quelques familles, pourront prendre les devants ; et si le char de la Vérité, avançant au milieu des obstacles, vient à passer près de quelque révérend Père jésuite, je crois bien qu'il ne se dispensera guère de se mettre à la suite et de pousser. Voilà, je crois, tout le mystère, mon irèsrévérend Père; du moins, c'est ainsi que je le conçois. L'opinion s'est trompée, en vous regardant conmae cause première.

Témoignez, je vous en prie, à tous vos collègues la part extrême que j'ai prise à leur affliction. On m'assure que vous avez été fort bien traités et gardés sur la route. A cela j'ai reconnu la main de l'empereur, qui sait, par un art de sa propre invention, s'appuyer sur les honunes sans les blesser. Mille compliments particuliers aux RR. PP. Pie-

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Aonif Rozaven et Jourdan. Mon fils me charge de vous ésenter ses hommages^ et toute ma famille se joint à moi »iir vous assurer que nos vœux ^ notre estime et notre tachement vous suivront^ de quelque c6té que la Province dirige vos pas. Agréez en particulier l'assurance la us sincère de Paffectueux dévouement et de la respec< 3use considération avec laquelle je suis^ M<m très-révérend Père, Votre très-humble et tirès-obéissant serviteur.

P. S. Vous trouverez ci-joints les titres de quelques li« ss que je tenais de vous ou du P. Jourdan^ etc.

1 14. -» A M* le eomto de«*«

Salnt-Pétersbonrg, Janvier I8I8.

^otre Excellence m'a fait tout le plaisir possible en ipprenant que j'avais rencontré les idées de Sa Majesté ' la fameuse convention chrétienne de Paris; et puisque roi me fait l'honneur de désirer de plus amples détails ' ce points voici ce que je dois ajouter. Votre Excellence beaucoup ouï parler d'illuminés; mais qu'elle prenne D garde qu'il n'y a pas de mot dont on abuse davantage, s'est accoutumé à ranger sous ce nom tous les gens t professent des doctrines secrètes; de sorte qu'on en it venu à donner le même nom aux disciples de Weis* lupt en Bavière^ qui avaient pour but de leur associa* Q l'extinction générale du christianisme et de la monar* e, et aux disciples de saint Martin^ qui sont des chrétiens iltés.

Pour fixer les idées^ il suffit que Votre Excellenceisadie

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qu'O existe maintenant en Europe une innombrable quantité d'hommes qui ont imaginé que le ohristianisme recèle dès myatèret ineffables^ nullement inaccesaîblea à rhomme; et c'est ce que les Allemands appellent le duristianisoM} transoendantal.

Us croient que le christianisme était dans son origine une véritable initiation^ mais que les prêtres laissèrent bientôt échapper ces divins secretSi de manière qu'il n'y a plus dans ce moment de véritable sacerdoce. La haine ou le mépris de toute hiérarchie est un caractère général de tous ces illuminés, au point que saint Martin^ avec toute la piété dont ses livres sont remplis, est cependant mort sans appeler un prêtre.

Ils croient la préexistence des âmes et la fin des peines de Tenfer^ deux dogmes fameux d'Origène : je n'en dirai pas davantage à Votre Excellence. Ceci n'étant point une dissertation, je me borne à lui dire que je suis si fort pénétré des livres et des discours de ces honmies-là, qu'il ne leur est pas possible de placer dans un écrit quelconque une syllabe que je ne reconnaisse.

C'est cet illuminisme qui a dicté la convention de Paris, et surtout les phrases extraordinaires de l'article qui oot retenti dans toute l'Europe. Quelqu'un observait l'auiff jour, en riant, qu'on avait fait tort au Saint-Esprit en ne Ty nommant pas, et que c'était un passe-droit. Mais ilo» s'agit pas de rire : les illuminés de ce genre pullulent i Saint-Pétersbourg et à Moscou; j'en connais un nombre infini. Et il ne faut pas croire que tout ce qu'ils disent et écrivent soit mauvais; ils ont au contraire plusieurs idées très-saines, et, ce qui étonnera peut-être Votre Excellence, ils se rapprochent de nous de deux manières : d'£d)ord, leur propre clergé n'a plus d'influence sur leur esprit > ils le méprisent profondément, et' par conséquent ils ne ïicoûtait plus; s'ils ne croient pas le nôtre, au moins ils d0

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le méprisent points et même ils ont été jusqu'à convenir qae nos prêtres avaient mieux retenu l'esprit primitif; en second lieu^ les mystiques catholiques ayant beaucoup d'analogie avec les idées que les illuminés se forment du culte intérieur, ceux-ci se sont jetés tête baissée dans cette classe d'auteurs. Ils ne lisent que sainte Thérèse, saint François de Sales» FéneloB , madame Guyon^ etc. ; or^ il est impossible qu'ils se pénètrent de pareils écrits sans se rapprocher notablement de nous ; et j'ai su qu'un grand ennemi de la religion catholique disait > il y a peu de temps : Ce gui me fâche, c'est que tout cet illuminisme finira par le catholicisme.

Si| d'un câté, ils nous touchent par les mystiques^ de l'autre^ ils se rapprochent des chrétiens relâchés^ ou pour mieux dire des déistes allemands, qui ont inventé ou ramené la distinction de la religiosité et de la religion. Par la première^ ils entendent certains dogmes fondamentaux qui font Fessence de la religion; et par la seconde ^ les dogmes particuliers de chaque communion qui n'ont rien d'essentiel. La première est l'homme^ et la seconde est son habit^ dont vous seriez bien le maître de changer^ Monsieur le comte^ sans cesser d'être vous-même.

Je; suis parfaitement informé des machines que ces gen&-là ont fait jouer pour s'approcher de l'auguste auteur de la convention, et pour s'emparer de son esprit. Les femmes y sont entrées^ comme elles entrent partout.

Votre Excellence a observé que la convention n'a point de titre ; j'ajoute qu'elle ne peut point en avoir, et voici pourquoi : parce que les grands et excellents personnages qui l'ont souscrite ne connaissaient pas dans toute leur étendue les vues de ceux qui l'ont dictée, et parce que cettx-ci se gardaient bien de vouloir s'expliquer clairement. Si Tesprit qui a produit cette pièce extraordinaire avait parlé clair, nous lirions en tête : a Convention par la-

quelle tel ou tel prince déclare que tous les c/irétiens ne sont qu'une famille professant la même religion, et qw les différentes dénominations qui les distinguent ne sigmfient rien. »

Méditez bien la pièce , Monsieur le comte^ et vous ve^ rez. Si elle tfa pas ce sens-lï^, elle n'en a point.

Ces idées de dogmes fondamentaux et non fondamentaux, d*Église universelle et de christianisme général, ne sont point nouvelles; elles ont été inventées il y a bientôt deux siècles par les protestants, qui ne savaient plus comment se défendre contre nous, lorsque nous leur demandions où était FËglise ? Elles furent pulvérisées dans le temps par nos grands docteurs du dix-septième siècle; mais les Russes, qui sont parfaitement étrangers à nos controverses, les prennent pour des découvertes.

Je comprends qu'un souverain catholique s'effarouche à ridée de souscrire à cette pièce; cependant il y avait moyen de tranquilliser de trop justes scrupules.

La pièce est absolument énigmatique dans Pendroit où elle déclare que les rois ne régnent que par Tautorité diyme, et j'espère qu'il n'y a pas de difficulté ; et quant à ce que les trois monarques se déclarent pères de trois nations qui ne font qu'une famille, c'est encore une chose qui peut s'interpréter en bien. A la vérité, il y a une idée de christianisme universel , enveloppée dans ces expressions; mais précisément parce qu'elle est enveloppée et nullement mise en dehors, il est permis de ne pas l'apercevoir : et tout au plus si un souverain catholique, par la plus juste déférence personnelle ou par une autre raison, croyait devoir souscrire, il me semble qu'il éviterait toute difficulté en accompagnant sa signature d'une protestation que personne ne pourrait blâmer, comme, par exemple, sans préjudice de notre parfaite soumission à tout dogme catholique^ sans exception ni restriction.

TTne cliose piquerait sans doute la curiosité de Votre excellence: ce serait de savoir si les dogmes des illuminés^ în s^approchant de Tauguste rédacteur de la convention , >nt obtenu son assentiment^ et s'il a vu ce qu'on voulait obtenir de lui. Sur cela je n'ai rien à dire, je ne dis que te que je sais. Ce que je crois savoir par une foule de reations combinées ^ c'est que jamais aucun savant cathoique ne s'est approché de lui; de manière que j'ignore A jamais notre système lui a été exposé dans toute sa plénitude philosophique et religieuse.

Je crois devoir ajouter une chose singulière : c'est que e décret prononcé contre les Jésuites est le meilleur anidote contre toute conséquence dangereuse qu'on voudrait tirer de la convention de Paris. En effets dans la siéme semame où^ par la publication delà convention^ [es Autrichiens^ les Prussiens et les Russes sont déclarés chrétiens d'une même famille^ les Jésuites n'en sont pas moins foudroyés pour avoir voulu proposer à quelques Russes d'embrasser j la religion des Autrichiens^ ce qui nous éloigne un peu de V Église universelle et du chris^ tianisme transcendantaL II est dit, dans le décret du 21 décembre^ que, depuis plusieurs siècles^ l'empire d« Russie repose sur la religion grecque comme sur un roc inébranlable. Je ne veux pas demander ce que c'est qu'une base inébranlable qui peut être ébranlée par trois ou quatre Jésuites qui la touchent du bout du doigt; je dis seulement que si jamais^ en vertu de la souscription d'un prince catholique quelconque^ on venait à lui demander quelque acte de tolérance contraire à ses principes^ il prouverait sur-le-champ, par le décret rendu contre les Jésuites, que tout prince souscripteur de la convention a tout le droit possible de défendre sa religion^ n'en déplaise à la religiosité.

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