‹ Lettres et opuscules inéditsChapitre 121 sur 166 · A ■uUUme 1» eoBUeite 4e i^«t à ITIoum · texte numérisé non relu

A ■uUUme 1» eoBUeite 4e i^«t à ITIoum

! Saint-PélenlKNUgiMliiiTiirUii.

Madame^

Votis désirez connaitre ma façon dô penser siirlefih meux ukase du mois dernier^ qui a supprimé le coDégedes Jésuites de Saint-Pétersbourg. Vous êtes bien curieiis^ Madame (avec votre permission); et si la postë^ par ht sard^ l'était autant que vous?... Cepetidant^ comme je ki ai déjà tait mes confidences sans restriction, je loi permets volontiers de me lire deux fois.

Les personnes mêmes qui liront cet nkaisé avec leptos de chagrin, trouveront de quoi louer Pemperetir. Déttf en colère contre POrdre, chaqtle ligne le proiive; et néanmoins, au lieu de l'expulser de ses États, il s*est borné à lui interdire les deux capitales : c'est un devoir de rendre justice à cette modération.

Si vous observez. Madame, que S. M. Impériale est peut-être le prince qui a eu les plus terribles préventio» contre l'Ordre des Jésuites, et qu'il a laissé ces Pères trattquilles ici pendant quatorze ans, uniquement par défiance de lui-môme et par déférence pour les opinions d'atttrdij vous trouverez probablement tout comme moi que, même dans cette brusque exécution, on petit découvrir le cahw et la bonté. La forme cependant est fort blâmée ici, même par des Russeà, à qui le fond ne déplaît pas. En effet, (V ne voit paraître dans cette affaire ni ministre, ni magistnt d'aucune espèce, ni accusateur, ni défenseur, ni, en un mot, aucune communication quelconque entre l'autorité qui frappe et le sujet frappé. Tout se passe militairement; et ces religieux, après avoir été enfermés, chacun dans

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