‹ Lettres et opuscules inéditsChapitre 155 sur 166 · A M. l'amiral Vchitcha^offé · texte numérisé non relu

A M. l'amiral Vchitcha^offé

21 mai 1618 (anniversaire de mon départ de Saint-Pëtershoarg).

Excellent ami , j^ai pensé qu'aujourd'hui je vous dcvaB une lettre. C'est le jour où j*ai quitté la Russie. Jugez de ma tristesse. Hélas! oui , Monsieur Pamiral , ce fut le fî mai 1817, à onze heures du matin (je vous écris à la même heure), qu'un cutter du plus libéral des monarques m'em*

À M. l'AHIHàL ICHITCHÀeOFF. 495

porta de ces bords que je ne devais plus revoir. J^espère que vous partagerez ma douleur, et que vous ne dédaignerez pas de m'en assurer.

Le 4 du mois de mars dernier^ j^ai eu lijbonneur d'a^ dresser à votre excellent frère une lettre qui sans doute loi sera parvenue^ car je Pavais mise très-exactement sous Tadresse que vous m'avez donnée. J'entendais bien que mon éirftre serait commune aux deux frères. Aujourd'hui il faut^ s'il vous plék, Monsieur Tamiral, que vous me don- , niez des nouvelles de Paul et de Basile^ ces deux hommes chéris qui ne sortiront jamais de ma mémoire! Comment vous trouvez-vous k Rome Vun et Fautre? Je ne parle pas des choses qui ont dû nécessairement vous frapper; Je voudrais savoir si vous êtes content des hommes, et s'ils ont été à votre égard hospitaliers et courtois comme on doit l'être? Que ne donnerais-je pas pour avoir parcouru Rome avec vous ! J'espère que le spectacle principal qu'elle présente ne vous aura pas échappé : c'est celui du génie antique et du génie moderne qui se rencontrent dans cette ville unique^ et qui se prennent pour ainsi dire au collet y sous Fœil de l'observateur. Rien ne m'a plus frappé^ rien ne m'a plus intéressé que ce contraste. Le gouvernement^ que vous aurez trouvé^ j'espère^ libé^ rai, et même libre, est encore infiniment digne d'observation» parce qu'il est aussi unique dans l'univers. Oii n'a jamais vu^ et Pon ne verra jamais dans l'univers (Rome éieeptéé), une monarchie élective où lesouverain^ toujours vieux et. toujours célibataire ^ est élu par des électeurs de même toujours célibataires, élus à leur tour par le souverain, mns distinction de patrie ni de conêition. Trouvez^ là vous pouvez , quelque chose de semblable. Le monde antique vous étail nécessairement absolument inconnu t il sera sorti de terre pour vous depuis que vous habitez l'Italie. / take for gr^nted que vous avez fait une excur»

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sioa à Naples, et que vous avez vu Herculanum et Pompéîa. Voilà encore des lieux que je voudrais parcourir avec vous. — A propos ! n'avez-vous point vti trembler Téglise de Saint-Pieiiè ? Si elle n'a pas peur, cependant elle a Uen tort^ puisqu'éde est menacée du plus grand malheur : celuitle n'être plus le premier temple du monde, et même d'être totalement effacée par une autre église devant Iftquelle le temple de Saint-Pierre ne sera plus qu'une cha- ^ pelle de village. — Sur la montagne éÊk Moineaux s'âève un temple construit par un jeune taimme qui^ à la vérité^, i n'est pas architecte et n^a jamais rien ^nstruit y mais qui a reçu en songe le plan de la nouvelle basilique pat une révélation inunédiate. — Riec^ riez y Monsieur le rieur; rÉglise du Sauveur Ven sera pas moins bâtie^ et je ne doute pas qu'un jour il ne soit plus aisé dé l'admirer que de Féchauffer. — Mais parlons d'autre chose.

Mon frère Tabbé^ qui a €u le bonheur de faire conaaissance avec vous % Ghambéry^ a été fait évéque (de lavai d'Aoste). Il est ici depuis quelque temps, eu attendant le sacre et le rétablissement des revenus dilapidés; et il me charge très-expressément de le rappeler à votre souvenir, et de vous assurer du sien dans les siècles des siècles. Hier, nous parlions de vous en famille, en présence d'un de ops bons amis, qui s'écria, après nous avoir entendus quelque temps : Ah/ que je voudrais connaître cet ami' rai T..J Nous eûmes beau l'assurer qu'il serait totalenaet^l désappointé, que cet amiral n'avait point d'esprit, etc.; jamais il n'en voulut démordre.

Toujours vous me manquez, Monsieur l'amiral, mais surtout lorsque Jfe lis les gazettes. Hélas î je n'ai pas eu le plaisir de lir^ avec vous le Discours d' ouverture et le Discours êe clôture. Si vous aviez été là, mfttt digne ami, vous auriez pleuré d'admiration et d'attendrissemen|,. Quelle grandeur! quelle générosité ! quelle fermeté dans les pnn-

A fil. l'àuràl TCHITCHAGOFP. 497

j et quelle brillante perspective pour votre patrie, oit dans un avenir très-proche son affranchissement, 3 lois fondamentales établies sur la parole d'honneur souverain ! Je ne doute ni de votre admir^on^ ni de i reconnaissance; cependant je serais bien aise d'en assuré par vous. De ce moment^ Monsieur l'amiral^ jet étemel de nos disputes disparaît pour toujours^ [u'il est certain que, dans peu de temps ^ toute la ie sera constituéijj et plus libre que l'orgueilleuse Anrre. — Mandez-moi^ je vous en prie, si vous voulez pair ou député , et si vous intriguez déjà pour Tune 3Uf l'autre de ceS deux places ; car, du moment où la itution pointera, je ne dçute pas que vous n'acooupour prendre votre poste. ^ Et eomme je puis me er sur le chemin de la constitution suivaiht la ma- ; dont vous Faborderez, je ne désespère point de vous encore.

i attendant, votre prophétie n'est point encore ac- )lie à mon égard. Je me promène "toujours sur le de Turin, sans savoir ce que je deviendrai ; çiais peutque je touche au moment qui changera Monsieur de affaires en Monsieur de cent affaires. Aux appoinnts près, le premier emploi vaut infiniment mieux e second; et je suis bien fâché que la révolution ne ; pas laissé le choix. Il arrivera donc tout ce qrfii i à Dieu et au- roi de Sardaigue.

»ur "aucune raison. Monsieur l'amiral , ne vousper- Bz pas de m'oublier; ce serait un crime qui crierait eance.^our moi, je vous retrouve toujours peint en iièr# Ugne sur cette toile légère que nj^^n frère a dédans 1^ Voyage, autour de ma chambre^ et qu'on ap- Mémoire. Je ||purrais vivre mille ans sans reqconjamais rien qtu vaille nos soupers. La foudipe les a )és. -^ Ils n'en restent pas moins gravés #u rang de

ees souvenirs adorables qui nous déchirent^ et qu'ooki rit. — Heareusement le pqner me manque. BGUe dresses à Basile BaaUévitdu Votre éfernd ami.

le

ttorin, 10 Jsiltat isia.

Bfonsiear le vicomte , •

Je Fai lu avec délices voire excellent livre (1); voyez le malheur ! je suis peut-être le seul homme eal rope qui n^ait pas le droit de le louer. Esi-il possible^ sieur, que la nature se soit amusée à tendre deux aussi parfaitement d'accord que votre esprit et le c'est Funisson le plus rigoureux, c'est un phénomène que. Si jamais on imprime certaines choses, vous retf js verez jusqu'aux expressions que vous avez employé certainement je n'y aurai rien changé I

Votre dernier livre, Monsieiu* le vicomte, est une té démonstration d^une thèse que j^ai souvent soutenue^ j celui qui ne sait pas écrire rCest pas métaphySicien, Vl avez réellement droit de parler du verbe , parce que v) savez verber. Je vous sais un gré infini d'avoir comme une noble attaque contre les faux dieux de notre siècl faudra bien qu'ils tombent; il faudra bien que nous nions au spiritualisme, et que nous n'accordions pas à Vorgane sécréteur des pensées.

Le plus coupable de tous les conjurés modernes , Condillac. Vous en avez fait justice, cependant avec

(1) Les Recfierchet philosophiques.

À A. LE VICOMTfi DE BONALD. 499

que bonté. Pour moi^ je vous ravoue> je ne serais pas si patient. Je ne puis penser à cet homme sans colère.

Sur Bacon^ je vois que nous sommes à peu près d'accord. J'ai fait un ouvrage assez considérable, intitulé £xamen de la philosophie de Bacon, Je suis persuadé qu'il vous intéresserait^ et même qu'il vous étonnerait; car^ à moins de s'être livré à une étude particulière et minutieuse de cette étrange philosophie^ il est impossible de connaître tout le mal et tout le ridicule qu'elle renferme.

Dans tout ce que vous dites des philosophes anciens et modernes, je ne vois pas qu'il soit possible de vous chica* ner^ excepté peut-être sur Aristote , auquel il me semble que vous faites un peu tort en le rangeant parmi les sen^ sibilisies. Il n'a point dit du tout que toutes nos idées nous viennent par les sens, n a dit des choses admirables sur l'essence de Tftme : on a besoin d'un grand effort pour les comprendre, et d'un autre effort pour les traduire.

Vous parlez comme un ange. Monsieur le vicomte , sur les langues, qui sont à peu près toute la métaphysique. Il faut être possédé de quatre ou cinq diables pour croire à Tinvention des langues. Il est dit, dans un vieux cantique que j'appris jadis de ma nourrice :

Le diable, pour paniUoD, ^J, Les prit en sa possestiOD.

Or, c'est ce qui est arrivé, n'en doutez pas, aux idéologues de notre siècle. Tous furent possédés . w bien ils demeurent inexplicables.

Je ne vous ai pas trouvé moins juste et moins disert sur l'écriture {mansura vox) que sur la parole. Vous êtes de l'avis de Pline l'Ancien : Apparet œternum litterarum tisum» Jamais cet art n'a pu être inventé ! Brymi soutient

qu'il est né sur le Sinaï; mais cette idée n'est pas soat&nable.

Vous avez parfaitement bien attaqué^ ou^ pour mieux dire, réduit à sa juste valeur^ ce terrain mouvant^ nonuné en général philosophie , et sur lequel jamais aucun pied humain n'a pu se tranquilliser.

Vous avez parfaitement exposé nos deux titres princi' paux de noblesse : Fempire sur les animaux^ et Fusage exclusif du feu. L'orang-outang aime le feu conmie nous, il s'assied comme nous devant le feu^ il présente les maiiis conmie nous; mais^ dans les siècles des siècles, il n'avancera pas un tison. Le monde serait visiblement inhabita' ble pourThomme^ si l'animal pouvait disposer du feu. Cest une heure'ose chance pour nous y diraient certains philosophes que j'admire de tout mon cœur, autant que j'admire cet homme d'esprit qui disait à Lyon : — Cesl cependant un grand bonheur que le Rhône et la SaÔM passent dans cette ville!

Je passe sur une infinité de détails qui me conduiraient trop loin ; mais je vous le dirai en général, et sans la njoindre flatterie, vous avez fait un excellent livre qui ajoutera grandement à votre grande réputation; il est gravement, purement et éloquemment écrit. La profondeur n'y fait point tort à la clarté; — au contraire, elle en résuite. C'est un livre d'ailleurs pratique, et fait pour obtenir sur les esprits une influence préservatrice, rassainissante. U père en prescrira la lecture à son fils. Vous l'avez dit î Ià plus grand crime qu'on puisse commettre^ c^est la composition d'un mauvais livre , puisqu'on ne peut cesser de U commettre. Vous avez parfaitement raison; mais la pioposition inverse ?^'est pas moins incontestable, et je vous «tf félicite.

U ne manque pour moi qu'une seule chose à voUeii

vre : c'est votre nom écrit sur la première page. Si vous voulez y suppléer dans la première lettre que vous aurez la bonté de m'écrire^^e vous collerai avec un très-grand plaisir.

Je ne suis pas consolé du tout. Monsieur le vicomte, de vous avoir manqué à Paris Tannée dernière. Maintenant où étes-vous, et que faites-vous? Une nouvelle élection» vous a-t-elle reporté dans la représentation nationale 2 ou bien étes-vous allé planter vos choux y après avoir planté tant de bonnes maximes?

Je ne vous donne aucune nouvelle de moi. Monsieur le vicomte, excepté le bene valeo , qui se soutient toujours. Mon courage pour toute entreprise littéraire et philosophique s'est extrêmement refroidi. Quelques ouvrages importants dorment dans mes portefeuilles ; mais après les tours qu'on m'a joués à Paris, et dont vous avez été témoin, je tremble d'être imprimé à distance. Travaillez donc. Monsieur, vous qui êtes à Taise, et qui disposez de cette grande tribime où Ton parle au monde 1 Comptezmoi toujours au nombre de vos auditeurs les plus attentifs et les plus justes. J'embrasse M. votre fils s^il est à côté de vous, et je lui souhaite toute sorte de sucçèç dans sa noble, sainte et importante carrière. Mon frère, qui vient d^être fait évêque, appartient encore à TÉglise gallicane. Il est évoque d'Aosté. Les jésuites viennent d'être rétablis à Novare et à Turin , où on leur a rendu Tenseignement. Mais Tordre est-il rétabU? Pour répondre à cette question, un préliminaire indispensable serait de savoir s'il a été détruit.

Je suis pour la vie. Monsieur le vicomte, avec tous les sentiments que vous me connaissez , votre, etc.

502 LSTTRK 1818

> 152* — An piinee Kolowskl.

TariD,2oaoût I8I8.

J'espère^ mon cher prince^ que vous n'attendes pas de «loi un sentiment détailié sur votre lettre à M. le oomte de G., dans laquelle vous lui rendez compte de Touvrage de madame de Staël. Je serais conduit à vous parler^ non pas de la lettre^ mais de tous les sujets que vous effleura dans cette pièce ; c'est-à-dire que je vous ferais un livre sur un livre. Je n'ai plus assez de temps pour le dépenser ainsi. J'en serais empêché d'ailleurs par une foule d'occupations qui ne me permettent pas ces parties de plaisir. Voici donc^ mon prince^ tout ce que j'ai à vous dire d'une manière très-générale. Si vous croyez que l'ouvrage d'une impertinente femmelette^ qui ne comprend pas une des questions qu'elle traite^ mérite un rapport officiel , à la bonne heure; mais, dans ce cas, je pense que votre lettre est précisément une de vos conversations écrites, et qu'elle pèche par une abondance qui vous nuira. Quel que soit le mérite de cette dissertation^ ni roi, ni ministres^ ne la liront. Il faut absolument vous restreindre, diviser votre sujet dans votre pensée en certains points : par exemple, ce que dit madame de Staël sur son père, — sur la révolution en général, — sur tel ou tel homme mai^ quant, etc. Traitez ces différents points d'une manière concise ei pointue qui reste dans Tesprit, et vous réussirez même au département des affaires étrangères : si vous laissez votre dépêche telle qu'elle est , soyez sûr que vous ne serez pas lu, et que, si on vous lit, on ne vous rendra pas la justice que je vous rends, quoique je pense autrement que vous sur plusieurs points.

Vous êtes, par exemple, évidemment dans l'erreur,

AU PRmCB KOIOWSKT. B03

■.orsque vous croyez que la théorie de la nonH*ésistance dépend du pays auquel on l'applique. Point dh tout^ mon ^her prince : la question est la même dans tous les pays^ «e que j'aurai le plaisir de vous démontrer, si vous le voulez^ la première fois que j'aurai l'honneur de vous voir; le temps me manque pour verser de semblables disserta* tiens sur le papier.

Je ne crois pas trop non plus à votre formule universelle du devoir : c'est une abstraction qui s'évapore dès qu'on en vient à Inapplication. Personne n'a jamais douté ni surtout soutenu qu'il ne faille pas faire son devoir; la question est de savoir ce que e*est que le devoir^ dans telle ou telle ocx^asion? Ët^ dans ce cas^ que signifie la règle universelle? — Rien; — c'était le cas deM.Necker.Ses amis vous diront et vous embarrasseront peut^tre en vous prouvant, à leur manière, qu^il faisait son devoir lorsqu^il proposait la constitution anglaise à la France.

Le premier malheur de madame sa fille fut de n'être pas née catholique. Si cette loi réprimante eût pénétré son cœur, d'ailleurs assez bien fait, elle eût été adorable, au lieu d'être fameuse.

Le second malheur pour elle fut de naître dans un siècle assez léger et assez corrompu pour lui prodiguer une admiration qui acheva de la gâter. SMl lui avait plu d'accoucher en public dans la chapelle de Versailles, on aurait battu des mains. Un siècle plus sage aurait bien su la rendre estimable, en la menaçant du mépris.

Quant à ses ouvrages, on peut dure, sans faire un jeu de mots, que le meilleur est le plus mauvais : il n'y arien de si médiocre que tout ce qu'elle a publié jusqu'à l'ouvrage sur PAllemagne. Dans celui-ci elle s'est un peu élevée; mais nulle part elle n'a déployé un talent plus distingué que dans ses Considérations sur la révolu» tion française. Par malheur, c'est le talent du mal.

SOI inni 1818 1

Toutes les erreurs de la rérointkKi y sont ooneo- Irées et sablîmées. Tout bouune qui peaï lire oetoi- Trage sansveolère peut être né en France, mais il n'est pas Français.

Quant anx antres bonmies^ je n'ai lieaa à dire. Une de mes ornières conversatioDS ayee le firère que je ne cesserai de pleurer, roula sur le dernier ouvrage de madame de StaM. n ne voyait rien de si contraire à nos principes, et certes il avait bienrais<m. Bme qui voudra Fâixir du protestantisme, du philo6ophism3y et de toute antre drogue en îsme. Pour moi, je n'en veux point. Je le mettrai dans ma boucbe cependant, car il faut tout cimmdtre; mais je ie rejetterai bientôt en disant, devant qui voudra Fentendre: Je fCaimepas cela.

Quand on méprisera ces sortes d'ouvrages autant qirïls le méritent, la révolution sera finie.

Une femme protestante prenant publiquement un arche- I véque catholique à partie, et le réfutant sur rorigine di- | vine de la souveraineté, peut amuser sans doute certains spectateurs; chacun a son goût : mais, pour moi, je préfère infiniment Polichinelle de la place Château ; il est plos décent et non moins raisonnable.

Tout ceci, mon prince, ne déroge nullement au talent qui a rendu compte des Considérations ; mais si vous jugez cette brillante guenille digne d'un rapport officiel, j'insiste pour que vous lui donniai une forme plus concise et plus pénétrante. J'aurais été moi-même moins concis, si j'avais pu garder le manuscrit plus longtemps; mais c'en est assez pour vous faire connaître ma manière devoir en général, et vous me pardonnerez sûrement ma firanchise. Voulez-vous laisser partir votre lettre telle qu'eDe est ? je vous loue sur ce qu'elle est et ne pense plus à ce qu'elle pourrait être. Elle est pleine d'esprit et de traits raisonnables, qui étincellent sur le fond de la question.

▲U PRINCE KOLOWSKI. 505

Adieu mille fois, mon prince. Je vous prie d^agréer Passurance des sentiments que vous connaissez, et qui ne finiront jamais, ^

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