A Madame la ««eh
Tarin, 38 mai I8I9L
Biadame la duchesse^
C'est répondre on peu tard à votre charmante lettre du 22 avril; mais conune je n'écris pas à beaucoup près quand je veux^ même les lettres que j'ai le plus envie d'écrke^ je vous avoue^ Madame la duchesse^ que je sAds tout à fait dégoûté de la poste^ à moins quli ne s'agisse uniquement de dire^ J'ai reçu, la vôlre. J'attendais ddRc une occasion bénévole^ qui se présente dans ce moment; je la saisis aux chiMFeux pour vous dire d'abord^ Madame la dacbesse, que j'ai bien peu profité de celle qui avait bien voulu se diarger de votre lettre. M. le prince dé Laval-M(Hitmorency n'a fait que toucher barre ici, et je ne dois qu'à un simple bonheur le plaisir de Tavoir rencontra dans une maison où il ne fit même que passer. Je lui envie le bonheur de parcourir encore Tltalie. Jadis j'ai dit, conmie tous les autres voyageurs : « J'y reviendrai. » Mais c'était un rêve de l'espérance; je n'y reviendrai plus. A Paris, encore, j'ai répété ce mot, (( J'y reviendrai , » mais tout aussi inutilement. Ma carrière mobile, si vous voulez me passer cette expression, est finie. Désormais, je ne serai plus qu'un vieux prisonnier, qui a tout au plus la permission de regarder par la fenêtre. — Au moins, si je vous voyais passer ! mais je n'aurai pas ce bonheur. Le reste de ma vie doit être fade; je m'y soumets, en vous confessant néanmoins que je croirais allonger ce reste, si je pouvais jouir encore de quelques-unes de ces soirées que vous m'accordiez aux Tuileries. Nulle part il n'y a plus de vie que chez vous, et je ne voudrais pas d'autre fontaine de Jouvence. Je<ne puis