‹ Lettres et opuscules inéditsChapitre 17 sur 166 · t A BUideMaiMlle Adèle de MaUtre · texte numérisé non relu

t A BUideMaiMlle Adèle de MaUtre

CagUari, 14 décembre. 180s.

tBeat, ma chère ^ant^ j'ai reçu ta lettre du 24 octobre^ et aigourdliui celle du 14. Tu vois comme les lettres vont. Depuis longtemps tu en aurais reçu une de moi^ si j'avais su où t'éoire ; mais jlgnorais ta destination : maintenant nœ voilà tranquille, au moins sur ce point; mon imaginatkm sait où te chercher, c'est déjà beaucoup pour moi (i). Ynûm^it, ma chère amie, je voudrais te savoir un peu plus à ton aise. CSe souper à six heures, ce coucher à Iiuit soDt bien difficiles à digérer; mais crois que cette gène passagère ne le sera point du tout inutile : se vaincre, se plier aux circonstances, est un devoir pour tout le monde, mais surtout pour les femmes. Si la bonne dame dont tu me parles te querelle sur une mode indi£férente, dis-lui qu'elle a raison. Fais mieux encore ; parais le lendemain accoutrée différemment. Tu sais fort bien les béatitudes de l^vangile; mais il n'est pas défendu d'en savoir d'autres, comme, par exemple : Heureuses les femmes douces, parce qu^elles posséderont les cœurs. Yoilà un sujet de méditation que je t'envoie, quoique tu sois dans un couvent.

(!) Madame Eulalie [de Maistre, religieuse ursuline, sœur du comte de Maistre, chassée de sou couvent par la démagogie d*alors (dont celle d'aujourd'hui ne fait que répéter les crimes), s'était unie à deux de ses anciennes compagnes, et avait établi à Turin une maison d'éducation pour continuer à Rmplir, autant que les circonstances le permettaient, les devoirs de leur vocation. Mademoiselle Adèle de Maistre avait été placée momentanément diDi cette maison pendant un voyage de sa mère en Savoie.

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Quand ta àentiiïksqae tau petit nerf împextnieiitar traÛDu applique tout de suite ma lettre comme- ob la mauve aor mie inflammation. Mmufe-moi s tu jpmB la petite àtatue loiscpi'li âr* agit dB psciier^ et de paris italien. Je t'écrirai, dans mie sitre long!» lettre âor la yerta de» Iimgnesw â. Uoa ne fssfsàt f9& <agp™*^ ecc^tée de la loi des^ decachètemods^ je me â«3s sei^ de voies détournées p«3ar técrxre; je ne veux pomi <|ai des proÊmes viennfiit mettre le nez (Èms nos petits secrets Je te sais bon gré des cegrets (çie ta me témoîfsoesy car ji les crois bien, sncèce»; tu sois assex^ dB fm côté,, qne^ loin, de mes cfaers (3i£ants et <ie celle qpi les a ùits^ î& oTai qo^mie (iemi-esistence. Ce nfest pas qoe je ne soè iei bioa qnfon pent être ici; macs je sois Eut à la w cale : ceOe d'offîcier de gamisoa n'est point âa tocl tôt. Je ne p^ise qu'a noos céonir. (^aami vieniira cet reŒL^or? Diea le sait. Eo. attendant^ appQqne-toi bia, d tire pertî de ta p«Dation. J'ai la avec plaiar ^IS. f^sï waà beaocoop coûté »ie te séparer ée ton frère; fea a£ ét& d» tant p[ns aûse qœ j-^ai va les mêmes âentzmeat> très-bia et très-natnreUement exprimés dans la fettre ipill m'a éffite. n fimt maintenir dans cette géoêratîoa Tmiioii qm a régné dans la précédente^ et qui est la me^teore duse qâ se troove sur laime.

Pofsr rercnir aox kttics, je safe fort coKlenl des tieuwSi Le style est boo, et fait mÊoe de se peffectioimier : je éirm, jft ferais, ao futor^ œ sont qaune distraction; i saffit d^étre attentive. Il laat qne inaAmt». de F. te piéle de nouveao Marie de B€tbmiùh4IkamtaL Je te dédare d'à vance frès-solemiellemeat qaH me sufifit que ta écrives comme elle; jenesob pas comme ces gefis quinesonl jamais contenu.

A^Bea^ ma bonne Adèle. Tu sais combien je te soisattacfaé; je m'occupe continnellement de toi : enfin, îe sok

À MADEMOISELLE ADÈLE DE MAI8TEE. 4i

toat à fait digne de tes bontés. Embrasse ta bonne et excdlente tante Eulalie ; je veux absolument que tu fasses sa conquête, car je Faime notablement. Mes honneurs aux deux autres dames. Regarde tout, ne blâme rien^ aime les aimables^ fais bonne mine aux autres^ et Dieu te bénisse! Adieu^ Adèle.

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