‹ Lettres et opuscules inéditsChapitre 35 sur 166 · A MADAME LA MARQUISE DE PRIERO · texte numérisé non relu

A MADAME LA MARQUISE DE PRIERO

Toutes les gazettes vous apprendront que M. de Novociltzoff, chambellan de S. M. l'empereur de toutes les Russies^ chevalier de plusieurs ordres, ministre adjoint de la justice^ est parti hier de ces heureuses contrées, pour s'en aller dire à Bonaparte que... — C'est ici où Jeannot dirait: — Comment donc y Monsieur? il va lui dire que... Mais savez-vous bien que cela est très-sérieux? Bref, Madame la marquise, il me paraît impossible qu'une telle démarche ne produise pas quelque chose... ou rien.

Si vous saviez. Madame, dans quel état m'est arrivée votre lettre ! Ce n'est plus qu'une découpure faite sans pitié par ces marauds du cordon, une lettre mise en pièces.

Et qae méconnaitrait Toeil même de sa mère.

Vous avez grandement raison de vous fâcher contre ce cordon , devenu inutile de toutes les manières. Patience cependant, et résignation parfaite; car tout cordon vient de Dieu. Que vous dirai-je d'un certain mariage? Sur mon honneur, j'aimerais mieux celui de ma fille. En tout cas, vous êtes plus à portée que moi de faire l'épithalame. Chantez donc. Madame la marquise, lo hymen ! Pour moi, je suis affligé d'une éteinte de voix qui me laissera tout au plus la force de vous dire : Qu'est-ce que vous me chantes là? — Agréez , Madame, etc.

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