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à Tf CCMCC.
Saiot-Pétenboorg, 8 (90; wnembn IS06.
OÙ êtes-vous. Madame la comtesse, et que faites-vous à cette bruyante époque ? Je crains que le bruit du canon ne vous ait chassée de vas nénates; je crains que vous
a. LB coMtB d'atuat. lEt3
igés dans le courant, et dans lesrévoluipide. Nageons donc. Monsieur le comte ; 0 nous manquent pas (ce qui n'est pas p près), nous irons nous sécher je ne
faut, comme disent les ascétiques, passées circonstances exigent un changement de ique. Toutes ces variations me contentent à tout depuis longtemps , je ne m'étomie < ■mme j'ai eu l'honneur de vous le dire dans ; f, l'Europe est à Bonaparte, mais nos cœurs I r.'-est là où résident nos principes ; le reste ' liumaine semblable à mille autres. Je ne le mes angoisses ministérielles ; vous les sen- [I ne sais qu'une chose que je savais le lende- P'Wrivée, ily a six ans, que le roi aura tout ce i powoir de son grand ami. Qui jamais a pu fcu espérer davantage ? Je dors sur ce coussin, B beaucoup.
■ t uiille grâces. Monsieur le comte, de l'intérêt .il' \'>ulez bien prendre à mon fils. Le voilà qui rejin i^t sauf, malheureusement à pas de tortue; et, iinuvel ordre, nous n'avons plus qu'à jouir tranlenl des bontés de l'empereur. J'aurais voulu pouslucalion un peu plus loin; mais l'exercice est venu ler ; il fera, au reste, comme tous les mililaîres qui ^11 de bons principes : après avoir bien battu les is, ils se donnent ou se redonnent à eux-mêmes une e éducation, qui en fait, je crois, ce qu'il y a de ir dans la société. Quelquefois je me rappelle, au e mon fils, ce mot plaisant d'une dame de Paris, en t d'un magistrat : C'est le premier violon du parlele puis louer tout aussi bien mon (ils en disant : e premier latiniste de la garde impériale.
rées au milieu de la fumée ; jugez si j'ai souffert ! Mais il n'y avait point de remède :
Da desUn qui fait toat tel est Tarrét crael !
Pendant quelque temps j'ai cru qu'elles se rapprocheraient de Venise^ et dans cette idée je leur avais donné votre adresse^ Madame la comtesse, pour leur procurer le plaisir de faire connaissance avec vous en passant : mais la dame a prétendu qu'il valait mieux se tenir tranquille^ et elle a donné de fort bonnes raisons. Enfin y Madame^ que voulez-vous ? c'est un grand bonheur, à cette époque, de n'être que médiocrement malheureux. Au reste, quelques soucis que me cause ma famille, elle ne peut me distraire de mes amis, parmi lesquels vous tenez une place si distinguée. Je hais l'oubli. Madame la comtesse, au delà de toute expression. C'est une honte pour l'espèce humaine que l'attachement et la reconnaissance se mesurent par la distance ; et comment pourrais-je être moins votre ami à Saint-Pétersbourg que je ne le serais à Vérone ou à Brescia ? Je ne trouve pas dans ma mémoire de souvenir plus agréable que celui des politesses dont vous m'avez comblé à Rome. C'est par vous, Madame, que je ne m'y suis point trouvé étranger. Votre idée se mêle bien justement à celle des chefs-d'œuvre que nous avons visités ensemble; et lorsque je pense à la villa Borghèse, je vois toujours à côté de chaque statue la figure de mon aimable introductrice. Voulez-vous bien. Madame la comtesse, me permettre de faire ici mes compliments à monsieur le comte et au docteur Thouvenel, qui, je l'imagine, est toujours votre inséparable? Je me recommande à vos bonnes grâces, Madame, en vous priant d'agréer l'assurance de mon éternel et respectueux attachement.
Si les mouvements miUtaires amenaient près de vous le
À HàBÀXE là comtesse TKISSINO DE SÀLTI. 97
légiment des cuirassiers de TEmpereur, je vous préviens que le colonel^ M. le comte du Noyer, chambellan de S. M. S., est mon oncle. Vous pouvez lui faire mes compliments, et vous adresser à lui si Poccasion se présente.