it.11 eontte Rodolphe
Saint-Pétersbourg, 10 avril 1813.
SI diacun de vos numéros n'est pas payé par un des imens^ ce ne sera jamais ma faute^ mon cher Rodolphe; car je suis très-exact, et il ne m'en coûte pas pour l'être, comme vous savez. Tout ce qui peut vous arriver de plus ftcheux dans ce genre, c'est de recevoir des billets lorsque vous attendez des lettres. Aujourd'hui, par exemple, je serai par force très-laconique, car j'ai vingt pages au moins à écrire : Nellagran città che signoreggia il méditer raneo^ Sons comprendre les billets du matin qui vont leur train. Mais s'il plaît à Dieu, j'aurai bientôt deux ministres d'État au département des billets; je veux les installer sans le moindre retard. — Je suis bien aise, en attendant, que mes lettres vous amusent autant qu'une bataille. — C'est beaucoup, je n'ai rien à dire contre cette comparaison : quant à moi, cependant, il faut que j'en cherche quelque autre quand je voudrai exprimer le même plaisir. Ne croyez jamais que je ne vous écris pas, mais seulement que mes lettres ne vous parviennent pas, ce qui est possi- He. Écrivez vousnaiême à votre aise, quand vous pouvez, et même quand vous voulez, toujours pour voi||obéir, jamais pour m'obéir. Adieu, cher enfant. Aujourd'hui rien de plus:/«6eo te valere plurimum. inespéré que vous n'ignorez pas vos devoirs sur Particle de l'obéissance. Re-
f eœz^ msm dber enfant, retenez bien portant, el touta mes plaies seront fermées.