A II* lêontag, surintendant de l'ÉgrUse de liiTonie
à Bigra. i
Saint-Pétersboarg, 13 (25) octobre I8I4.
Monsieur, je ne fus pas médiocrement amusé, il y a quelques jours, lorsque je lus dans une de vos feuilles que Tauteur de Y Essai sur les Institutions humaines^ qui est de ma connaissance particulière^ n'avait ni esprit y ni caractère. Tout de suite j'écrivis à M. le marquis Pauluci, pour avoir la feuille précédente, à laquelle se rapportait celle que je venais de lire. Il me Ta envoyée , en effet ; mais je crois voir dans sa lettre d^accompagnement quil vous a un peu grondé sur la manière dont vous avez jugé à propos de parler d'un homiqe qui ne vous était pas
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connu. Dans ce cas^ Monsieur, il appartient à mon esprit ^ et à mon caractère ^ tels quMIs sont ^ de vous faire savoir que je n^entre pour rien dans ce petit désagrément^ si (^en est un. En écrivant au marquis^ je ne lui demandai point le nom du journaliste^ non par délibération^ encore moins par dédain^ mds réellement parce que je n'y pensai pas. Je priais déplus^ très-expressément votre digne gouverneur de ne pas dire, sur ce points un seul mot qui ressemblât seulement à la désapprobation. S^il a cru devoir se conduire autrement^ il a eu ses raisons sans doute; mais je ne les pressentais nullement. Non-seulement^ Monsieur^ vous ne m'avez pas fâché , mais vous m'avez fait beaucoup de plaisir ; et vous m'en auriez fait bien davantage si vous aviez pris un ton encore plus différent du mien. J'ai d'excellentes raisons pour sentir ainsi.
Je saisis cette occasion, Monsieur^ pour vous ofinr mes services auprès de Monsieur le gouverneur, si par hasard ils pouvaient vous être utiles, et pour vous assurer en même temps de la considération distinguée avec laquelle j'ai l'honneur d'être, etc.