Talleyrand
glorieuse et solide, nous aurons tout le temps de nous, préparer et peut-être de le conjurer par là même : les Principautés ne peuvent plus nous échapper à la paix.
Henry' désirerait que nous eussions dans cette négociation quelques ménagements pour l'Autriche et nommément dans les arrangements qui concerneront les Serviens, afin de ne pas entraver un jour toute possihilité de nous entendre avec elle; possibilité qui existe encore en dépit du mariage et qu'il envisage comme la meilleure base d'un système déiensif, dont le maintien de la paix continentale serait le but. Les succès de nos armées lui ont causé une sincère satisfaction, autant que ceux que présagent les bonnes mesures adoptées pour nos finances. Son désir est que nous soyons forts et il voit avec plaisir que nous prenons la bonne route pour y arriver. Le dernier ukase, relativement à l'emprunt, çntre tout à fait dans ses idées. Il pense aussi que cet accès d'humeur contre nous, ou plutôt contre M. le comte de Roumiantzof, n'aura pas de suites sérieuses. Cç ne sont pas les griefs d'aujourd'hui qui sont cause de sa disgrâce à la cour des Tuileries ; on n'a fait que les saisir comme prétexte, pour faire éclater la rancune qu'on lui conserve depuis son opposition au mariage de l'empereur Napoléon avec Madame la Grande-Duchesse.
Je vous envoie, monsieur, sous ce pli une petite note sur les derniers travaux du Conseil de commerce;