COMMENTAIRE DE GENTZ
[Août 1809)
Sl!R LA CONVERSATION DE NAPOLÉON I- AVEC. m\. ZINZENDORF ET TRAUTMANNSnORK
ENVOYKS POrn TRAFTEU DE l.A PAIX APRÈS LA DATAII.I.E DE WAIIIIAM
Tant pis pour les pays que vous parcourez et pour ceux que vous dévorerez encore.
Vous n'avez rien, puisque malheureusement vous avez tout, et le despotisme sans bornes que vous exercez vous lient lieu de cassette, car quant aux domaines, il sérail bien étrange
Je suis fâché d'une imposition qui vous est onéreuse mais qui m'est nécessaire pour récompenser mon armée. Votre Empereur devrait avec son trésor venir à votre secours; 70 millions en or peuvent vous aider. Je n'aime pas, moi, ces trésors; je n'ai ni poche, ni cassette.
que vous en possédassiez, les parvenus n'ont jamais de domaines.
Ajoutez, et celles des pays que j'envahis. A-t-on jamais vu, non pas une naïveté, mais une niaiserie pareille à celle d'un homme qui pille toute l'Europe et qui se vante de ne pas posséder i 000 louis!
Celui-ci est digne de vos éloges; il les avait mérités depuis longtemps par ses radotages intarissables sur l'impossibilité de vous faire la guerre. Il a enfin couronné ses œuvres en se constituant d'abord négociateur entre son souverain et vous, et puis, lui, qui ne sait pas lire, principal ministre à un congrès de paix où Talleyrand représentait Bonaparte.
ni terre, ni métairie; je ne crois pas avoir plus de 1000 louis à ma disposition; je ne connais et ne veux connaître de caisse que celle de l'État.
Les négociations traînent; j'étais plus avancé à Bninn en traitant avec votre brave prince Jean de Lichtenstein, dont je fais beaucoup de cas,
(il le nomma trois fois en bien).
Oh! c'est que Cobentzel est arrivé à Hollitsch..., on s'en
V^K, Co. jugement que vous portez
^^B^ sur un homme que vous aviez ^^K eu plus d'une occasion de con- I naître et de juger ;\ fond, avec
lequel vous avez négocié à Campoformio, que vous aviez vu à Paris à l'époque du traité de Lunéville, sur lequel vos ministres n'ont guère pu vous tromper, puisque rien n'est plus facile que de le voir tel qu'il était, ne prouve-t-il pas clairement que vous ne connaissez, ne voulez même connaître personne ; qu'en dépit de l'évidence, vous vous livrez à d'absurdes préventions, à des contes d'antichambre, à des idées romanesques et capricieuses, enfin que vous n'êtes pas un homme d'État! Tout autre que vous, qui aurait jugé (lobentzel comme vous faites, se serait par là seul perdu de réputation. Vous riez de la faiblesse et de la bêtise de vos contemporains.
aperçoit. C'est un homme aimable, fait pour la société,
Voilà ce que nous dirions de celui ou de ceux qui en ont si
gai, bon vivant, aimant la bonne chère, mais il est obéré de dettes, et alors on cherche à les faire payer. Enfin, celui qui a poussé à cette guerre injuste mérite d'être pendu.
mal combiné les moyens d'exécution; car quant au principe de la guerre, c'était bien la plus juste et la plus nécessaire qui eût jamais été entreprise.
Il est très simple que vous ne soyez pas de cet avis, mais c'est précisément à cause de cela que nous devions la faire.
Ceci est malheureusement vrai. Il fallait peu de génie pour s'en apercevoir; vous n'aviez pas besoin de venir de Paris pour nous l'apprendre.
Vos observations ne sont justes que là où elles sont complètement triviales
Née dans les Pays-Bas, et comme telle pas payée pour vous aimer. Vous pouviez vous dispenser de parler de cette femme, qui n'a certainement pas déterminé la guerre; mais voulant une fois la mettre sur la scène, vous auriez dû savoir au moins qu'elle n'est pas mauvaise Française et pas renégate, terme qui n'aurait pas même le sens commun lorsque
Je plains votre Empereur d'être si mal servi et si mal entouré : Un Colloredo et un Lamberti! Un Collenbach, qui a du crédit! Cela fait pitié!
Et puis une Colloredo, mauvaise Française; je n'aime pas les renégats.
VOUS l'appliqueriez aux émigrés.
Et puis cette darne Cobenlzel; une femme comme celle-là avec sa correspondance ridicule dans tous les pays.
J'en ai lu beaucoup pour la Belgique; c'est pour dire qu'elle reviendra tôt ou tard à la maison d'Autriche, en France. C'est à des émigrés; c'est tout ce qu'elle aime et ce qu'elle voit ici. Quelle pauvre lettre encore que celle que j'ai vue l'autre jour : qu'elle irait à Pétersbourg le dos chargé de bouteilles de madère pour les porter à l'Empereur après ses succès pour sa récompense puisqu'il l'aime beaucoup.
Tout cet article sur Mme de ^
Rombeck ' est un amas de platitudes. On vous pardonne de ne pas même savoir son nom, puisque vous n'avez jamais vécu dans la bonne compagnie; mais le dernier de vos caporaux ou de vos scribes pourrait-il s'exprimer sur son compte avec plus d'ineptie et de grossièreté? Devait-elle ne plus faire de vœux pour que sa patrie opprimée et foulée par vous, comme tout ce qui a le malheur de porter votre joug,