Solvarof (Maréchal). Voir tome I
5. Korsakof (Alex.-Michailovitch Rimskoi), général russe, né en 1753, mort en 1840.11 entra de bonne heure dans l'armée, prit part, dans les Pays-Bas, à la campagne contre la France, et, deux années après, servit sous Valérien Zoubof dans la guerre contre la Perse. A l'avènement de Paul I", il fut promu lieutenant général, et envoyé, avec 50 000 hommes, en Suisse, pour soutenir Souvarof; mais avant d'avoir pu opérer sa réunion avec ce dernier, il fut complètement battu par Masséna, près de Zurich (25 septembre 1799) Promu, en 1801, général d'infanterie et nommé, peu après, gouverneur général de Moscou, il s'acquit, par sa douceur et son humanité, l'amitié et le respect de tous ses administrés. 11 fut rappelé après l'explosion du soulèvement de 1850 et devint plus tard membre du conseil de l'empire.
courant de l'hiver, l'Empereur fit faire à ses aides de camp la proposition d'aller servir dans les armées actives, et de prendre ainsi part à la guerre. Je m'empressai d'accepter cette proposition avec plus d'ardeur que de perspicacité. Placé dans un second corps qui se rassemblait sur les frontières de la Podolie, et qui devait rejoindre celui de Rosemberg, je partis pour me rendre à ma destination, mais à peine arrivé à Kieft", un courrier, arrivé de Pétersbourg, me porta l'ordre d'y retourner sur-le-champ. Adieu, mes rêves de gloire militaire ; il me fallut, le désespoir dans l'Ame, renoncer au bonheur de faire la belle campagne d'Italie qui immortalisa Souvarof, qu'il faut ranger parmi les plus grands Capitaines des temps modernes.
Je revins donc tristement à Pétersbourg. L'accueil que me fit l'Empereur n'était guère de nature à effacer cette pénible impression. 11 me dit brusquement, lorsque je me présentai à lui : « Puisque vous ne voulez pas servir auprès de moi, vous n'avez qu'à servir au Régiment. » Je cessai donc d'être aide de camp de l'Empereur et allai me présenter au Prince Roris Galitzin qui alors commandait les gardes à cheval. Le corps d'officiers était composé de l'élite de la noblesse, de jeunes gens des premières familles; c'étaient les lions de la société de Pétersbourg. Malgré cela, ou peut-être à cause de cela, le Régiment n'était pas en faveur auprès de l'Empereur. Chaque parade, chaque exercice, en sa présence, amenait des disgrâces, des réprimandes et surtout des destitutions. Celles-ci furent si fréquentes
que les avancements devenaient nécessairement très rapides. Il en résulta que le 9 juillet de l'année 1799, je fus promu au grade de Colonel. Hélas! je ne jouis pas longtemps de cette faveur. A la lin de décembre, mon escadron montait la garde au Palais d'Hiver. Un de mes officiers n'entendit pas le commandement du Colonel qui commandait la parade et fit une faute. L'Empereur s'en aperçut; déjà monté contre le Régiment, il se laissa aller à un violent accès de colère, dégrada l'officier, destitua le Prince Boris Galitzin, nomma Mgr le Grand-Duc Constantin, chef des Gardes à cheval et les renvoya de la ville à Tsarkoë-Selo. Je fus malheureusement ou peut-être heureusement compris dans celte disgrâce générale, mais par un reste de bonté pour moi, au lieu de me congédier simplement, comme il arriva à quelques-uns de mes camarades, l'Empereur me nomma Chambellan. Ce fut cependant avec un vif regret que je quittai la carrière militaire; j'eus tout de même le bonheur d'aimer celle dans laquelle ma destinée me faisait entrer.
Me voilà donc Chambellan (1800), faisant un service de Cour et voué, à l'âge de vingt ans, à un désœuvrement qui ne pouvait ni convenir à mes goûts, ni assurer mon avenir. Je profitai de mes loisirs pour me livrer à quelques études et chercher à regagner, quoique très incomplètement, ce que la carrière militaire m'avait fait perdre.
Cette existence se prolongea un peu plus d'une année, au cours de laquelle m'atteignirent d'autres vicis-
2t> ARCHIVES DU COMTE CH. DE NESSELRODE.
situdes. Pendant l'été, l'Empereur, dans un moment d'humeur, congédia tous les chambellans, à deux ou trois exceptions près. Quelques-uns furent placés dans des administrations civiles. Je reçus un congé pur et simple.
Yers la fin de cette même année 1800, l'Empereur fit publier qu'il accordait à tous les congédiés, tant officiers qu'employés civils, la permission de solliciter leur rentrée au service. Je me hâtai de m'en prévaloir, au moyen d'une supplique que je présentai à S. M., et je fus immédiatement réintégré dans mes fonctions de Chambellan.
En rentrant de Galschina, l'Empereur avait, à Pétersbourg, échangé sa résidence au Palais d'Hiver contre celle du Palais Michel, qui venait d'être achevé. C'est là que je lui baisai la main pour la dernière fois, à ce « Kurtag » du 11 mars. Dans la nuit du 11 au 12 eut lieu l'horrible catastrophe qui fit monter l'Empereur Alexandre sur le trône. Il était d'usage de notifier l'avènement au trône d'un nouveau souverain aux Cours parentes de la famille impériale, par des envoyés spéciaux, et c'était parmi les Chambellans qu'on les choisissait habituellement. Je fus désigné pour remplir cette mission, auprès du Duc de Wurtemberg1, frère de l'Impératrice mère. Il avait été forcé par les événements de la guerre avec la France de quitter ses États
t. Wurtemberg (Frédérie II duc de), 1797-1806. Obtint en 1806 le titre de roi et devint Frédéric Ier et régna sous ce nom jusqu'à sa mort .
et de se réfugier h Erlangen. C'est là que je m'acquittai de ma mission, rendue assez délicate par des interpellations qu'on me faisait subir sur la mort de l'Empereur Paul. J'eus le bonheur de m'en tirer, sans me compromettre et sans m'écarter du langage officiel qui m'avait été prescrit.
La paix de Lunéville ayant été signée le 9 février 1801 , les Iroupes françaises commencèrent à évacuer l'Allemagne, et le duc de Wurtemberg se disposait à rentrer dans ses États. 11 m'invita à y venir prendre ses derniers ordres et les réponses aux lettres de la famille Impériale, dont j'avais été porteur. Je veux, me dit-il, que vous puissiez dire à ma sœur que vous m'avez vu rétabli chez moi. D'Erlangen, je me rendis à Stuttgart, en passant par Francfort-sur-Mein, où j'eus le bonheur de revoir mon père, qui, depuis son départ de Pétersbourg, y avait fixé son séjour. Je restai une dizaine de jours avec lui, et aussitôt que j'eus appris l'arrivée du duc de Wurtemberg dans sa capitale, j'allai le rejoindre. Il me reçut à Louisbourg, son château de plaisance de prédilection. Je le trouvai alors inquiet sur la santé de son favori, le comte de Zeppelin1, atteint d'un mal incurable.
C'était un homme remarquable, ce duc de Wurtemberg, d'un esprit supérieur, d'un caractère épouvantable, tyran dans sa famille et dans son pays. L'observer de près n'était pas sans intérêt pour moi. Il était dans
1. Zeppelin (comte Ferdinand-Louis de), 1 772-1820. Grand chambellan et ministre d'État du Wurtemberg.
les destinées de ce petit pays d'être souvent gouverné par des hommes bizarres. Les souvenirs qu'y avait laissés le règne du fameux duc Charles y étaient encore vivants, et je recueillis plus d'une anecdote sur le compte d'un prince, dont Schiller avait dit : « Lorsque Denys cessa d'être tyran, il se fit maître d'école. »
Ce fut, en effet, ainsi, qu'il termina la série des fantaisies coûteuses dont il avait successivement affligé son pays. En le quittant, je passai par Carlsruhe, où je crus convenable de me présenter au Margrave et à la Margrave de Bade, mère de l'Impératrice Elisabeth.
De là, je retournai auprès de mon père, à Francforl, et après avoir passé encore quelques semaines avec lui, je repris le chemin de la Russie. Pendant ce voyage, mon avenir ne cessait de me préoccuper. Un nouveau règne, les bontés dont l'Empereur Alexandre m'avait honoré, lorsqu'il était encore Grand-Duc, m'offraient la chance d'entrer sous des auspices favorables dans telle carrière qu'il me conviendrait de choisir. Je me décidai pour la carrière diplomatique.
Ce ne fut pas sans peine que j'obtins le consentement de mon père. Il avait lui-même cueilli dans celle carrière plus d'épines que de roses, et il ne croyait pas devoir exposer son fils aux désagréments dont il avait été abreuvé. A ces scrupules inspirés par une vive tendresse, se mêlaient peut-être des doutes sur la portée de mes facultés intellectuelles, encore peu développées, et qui lui faisaient craindre pour moi des mécomptes dans une branche de service public, qui demande des
capacités qu'il ne me reconnaissait pas. Quoi qu'il en fût, je persistai dans ma résolution, et, à mon passage à Berlin, je sondai le baron de Krudener1, pour savoir s'il n'avait pas d'objection à ce qu'à mon retour à Saint- Pétersbourg, je sollicitasse la faveur d'être placé à sa Légation. Sa réponse ne me laissa aucun doute sur les sentiments de bienveillance avec lesquels il m'accueillerait. C'était un homme de mérite, d'un caractère aimable et qui avait toujours été avec mon père dans les meilleurs rapports. Muni de son consentement, je fis, dès mon retour à Pétersbourg, les démarches nécessaires pour obtenir l'accomplissement de mes désirs. A cet effet, je m'adressai directement à l'Empereur, par une pétition qu'il fit remettre au comte Panin2, alors, Ministre des Affaires étrangères, qui, plein de bienveillance pour moi, m'admit de suite au Ministère, et me plaça à la maison de Berlin. Dix-huit ans après, j'inscrivis son fils au même Ministère.
Au mois d'août, je me rendis à Berlin. Le baron de Krudener m'accueillit avec une affection particulière, me fitloger chez lui, dirigea mes premières études diplomatiques, me lit faire, conjointement avec son fils un cours
i. Kbudenek (baron de). Voir tome I.
*2. Panin (le comte Nikita-Petrovitch), mort à Moscou en 1857, lut chargé successivement, sous le règne de Catherine II, des ambassades de La Haye et de Berlin, devint vice-chancelier et ministre des affaires étrangères à l'avènement de Paul 1er et conserva ce portefeuille pendant^ tout le règne de ce prince, ainsi que pendant les premiers mois de celui d'Alexandre Ier. Il quitta ensuite les affaires et vécut dans la retraite jusqu'à sa mort.
de droit public, chez le célèbre Ancillon1, alors professeur d'histoire à l'Académie militaire. Trente ans plus tard, il était Ministre des Affaires étrangères de Prusse, moi, Vice-Chancelier de Russie, et nous rédigions et signions ensemble des protocoles, sur l'attitude à adopter par les trois cours du Nord, comme on appelait alors celles de Russie, d'Autriche et de Prusse, vis-à-vis le gouvernement du roi Louis-Philippe.
L'hiver qui suivit mon arrivée à Rerlin fut des plus brillants. La reine Louise était dans tout l'éclat de sa beauté. La Cour rivalisait avec la ville pour animer le Carnaval. Des bals costumés et autres, des spectacles de société, des dîners se succédaient sans relâche, au point de ne nous laisser qu'à peine le temps de respirer. Le corps diplomatique ne resta pas en arrière. Il était parfaitement composé, et m'offrit l'occasion de me lier d'amitié avec des hommes distingués qui, plus tard, ont joué un rôle dans les affaires de l'Europe. Dans le nombre, je citerai le comte Stadion2que, l'année 180b',
1. Ancillon (Jean-l'ierre-Frédérie), historien, né à Berlin en 1766, mort en 1837. Destiné par son père à l'état ecclésiastique, il se livra presque exclusivement à l'étude de l'histoire et tut nommé ministre de l'Église française réformée de Berlin et professeur d'histoire à l'Académie militaire. En 1805, il publia son Tableau des révolutions du système politique de l'Europe, ouvrage qui lui valut une place parmi les meilleurs historiens de l'époque et lui ouvrit les portes de l'Académie de Berlin. Chargé de l'éducation du prince royal en 1800, il commença dès lors à se faire connaître comme homme politique, accompagna son élève en France, en 1814, fut nommé à son retour premier conseiller des affaires étrangères, et devint en 1831, secrétaire d'État des affaires étrangères.
2. Stadion (Phil., comte de), diplomate autrichien, né à Mayencc,
ARCHIVES DU COMTE Cil. DE KËSSELItObE. 51
j'ai trouvé Ministre des Affaires étrangères, lors d'une mission que j'ai eue à remplir à Vienne, et son secrétaire de Légation, le baron de Wessemberg1, que j'ai eu pour collègue au congrès de Vienne, et qui a si tristement terminé sa carrière publique en 1848. La France était représentée par le général Beurnonville2,
1765-18:24, fut en 1788 et 1790 ambassadeur en Suède et à Londres, en 1 "97 à Berlin, en 1804 à St-Pétersbourg. devint ministre des alfaires étrangères en 1806. et excita l'Autriche à combattre la France en 1809. Napoléon, après Wagram, exigea son renvoi; maisil reparut comme plénipotentiaire au traité de Tœplitz (1813), aux conférences de Francfort et de Chàlillon (1815 et 1814), au congrès de Vienne (1814 et 1815), et se montra partout l'adversaire violent de la France.
1. Wessemberg-Ammungen (Jean-Philippe, baron de), 1775-1858. Diplomate autrichien, chargé de nombreuses missions pendant les guerres du commencement du dix-neuvième siècle, prend part au congrès de Vienne (1815) ; ambassadeur près la diète germanique, puis (1850) ambassadeur à La Haye. En 1848, pendant quelques mois ministre des affaires étrangères et président du conseil.
2. Belkxonville (Pierre Riel, marquis de), maréchal de France, né en 1752, mort en 1821. Engagé volontaire en 1774, il servit dans l'Inde sous Suffren. Aide de camp du maréchal Luckner en 1792, nommé maréchal de camp et lieutenant général la même année, il prit part sous les ordres de Dumouricz à la première guerre de la Dévolution. Nommé ministre de la guerre en 1795, il dénonça à la Convention les projets de Dumouriez, qui venait de lui adresser une lettre confidentielle, et fut chargé d'accompagner à l'armée les commissaires, envoyés pour surveiller la conduite du général et s'emparer de sa personne, mais ce projet ayant échoué, Beurnonville et les commissaires furent livrés aux Autrichiens, puis échangés plus tard contre la Dauphine, fille de Louis XVI (1795). De retour en France, Beurnonville devint successivement commandant en chef de l'armée du Nord (1796), ambassadeur à Berlin et à Madrid (1800- 1802), sénateur (1805), comte de l'Empire. Proscrit pendant les Cent- Jours, il revint de Gand avec Louis XVIII qui le réintégra dans ses dignités, lui donna le bâton de maréchal en 1816 et le titre de marquis en 1817.
soldat de la Révolution, bon homme, nul comme diplomate, mais ayant pour le suppléer, comme secrétaire de Légation, M. Bignon1, homme de beaucoup d'esprit, devenu célèbre par ses écrits, son amour pour les Polonais et sa haine pour la Russie. Je ne me serais guère douté alors que M. de Talleyrand choisirait, en 1814, le général Beurnonville pour figurer dans le Gouvernement provisoire.
Parmi les membres marquants des corps diplomatiques, se trouvait le général 0' Farrill 2, homme de bien
1. Bignon (Louis-Pierre-Édouard), homme d'État et historien, né en 1771, mort en 1841. 11 fut secrétaire de légation près les républiques Helvétique et Cisalpine (1797-1799), puis à Berlin (1800-1801), chargé d'affaires dans cette dernière cour (1802-1805), et ministre plénipotentiaire à Cassel (1804-1806). Après la bataille d'Iéna, Napoléon lui confia l'administration générale des domaines et des finances de la Prusse conquise (1806-1808). Pendant les Cent-Jours fit partie de la Chambre des représentants, fut nommé sous-secrétaire d'État, puis reçut le portefeuille des affaires étrangères. Ce fut à ce dernier titre qu'il signa la convention du 5 juillet 1815. Il fut aussi un publiciste des plus distingués. Son œuvre capitale est son Histoire de France depuis le 18 brumaire jusqu'en 1812.
2. O'Faruill (Don Gonzalo), général espagnol, né à la Havane en 1754, mort à Paris en 1851. Lorsqu'il eut achevé ses études en France, il revint en Espagne où il embrassa la carrière militaire. Se distingua brillamment dans la guerre contre la France, devint quartier-maître de l'armée de Catalogne (1795) et se battit avec avantage contre Augereau, et il allait pénétrer dans le Roussillon quand survint le traité de Bàle. Lieutenant général en 1796, ambassadeur à Berlin en 1798, il commandait une division en Toscane lorsque Napoléon contraignit Charles IV et son fds à abdiquer (1807). H devint l'année suivante membre de la junte du gouvernement, mais ne tarda pas à se rallier à Joseph Bonaparte qui lui confia le ministère de la guerre. Vainement après le retour de Ferdinand en Espagne (1814) O'Farrill essaya de justifier sa conduite; il fut condamné à la
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et bon militaire, que les événements, qui agitèrent l'Espagne, jetèrent, malheureusement, dans une fausse route. Je le revis, en 1810, à Paris, Ministre de la guerre du Koi Joseph. Mais l'homme avec lequel je formais des relations, qui dans l'avenir m'ont été des plus utiles, ce fut le célèbre Gentz1. Il était encore au service de la Prusse, et venait de publier deux ouvrages qui l'ont élevé au premier rang des publicistes de l'Europe, à côté des Burke* et desMallet du Pan3. L'un
peine de mort, connue traître au roi et à la patrie. Il parvint alors à gagner la France, où il termina ses jours.
1. Gentz (Frédéric de), fameux publiciste allemand, le faiseur de la coalition et de la Sainte-Alliance, né à Breslau en 1764, mort en 1852. 11 fut d'abord secrétaire du directoire général des finances de Prusse. Il débuta dans la politique par des écrits en faveur de la liberté; mais à l'époque de la Révolution française, il mit sa plume au service du pouvoir absolu. Il fit à la France une guerre de pamphlets incessante ; partout où il y avait contre elle des hostilités, on le trouvait attisant le feu. A la conclusion de la paix avec la Prusse (1795), il passa en Angleterre, où Pitt récompensa ses services par une pension; en 1805, il était employé dans la chancellerie secrète de Vienne, avec le titre de conseiller aulique; en 1806, il rédigeait en partie le manifeste de la cour de Berlin contre Napoléon, puis en 1809, il composait' celui de l'Autriche. C'est à lui que s'adressa en 1813 la coalition pour rédiger celui des puissances. Plus rien dès lors ne se fit sans lui dans la diplomatie européenne : premier secrétaire du congrès de Vienne en 4814, l'un des principaux rédacteurs du traité de Paris en 1815, il assista encore aux congrès d'Aix-la- Chapelle (1818), de Laybach (1851) et de Vérone (1821).