Aide de camp général
2. Radowitz (Joseph de), général et homme d'État prussien, né en 1797, mort en 1853. Chef de l'état-major général de l'artillerie en 1830, il devint bientôt l'un des plus ardents propagateurs des idées contre-révolutionnaires. Nommé en 1856 plénipotentiaire militaire de la Prusse à la Diète; fut envoyé en 1842 comme ministre près des
pour arrêter éventuellement un plan général de défense. Quant aux interpellations à adresser au gouvernement français, pour tirer ses intentions définitives au clair, elles peuvent aussi bien partir de Vienne et de Berlin que des bords du Rhin.
J'ai appris indirectement, mais très positivement, en quoi consistait le plan d'arrangement que Bresson a proposé à Werther, vers la mi-octobre, et que ce dernier doit avoir goûté et promis de soutenir à Vienne et à Londres, d'après ce que Bresson a mandé dans le temps à Barante. S'il a dit vrai, ce dont j'aime à douter, notre ami Werther aurait fait une fameuse bévue, car voici de quoi il était question :
1" L'hérédité de l'Egypte à Méhémet-Ali ; 2" Saint-Jean d'Acre en viager; 3'' Trois pachaliks de la Syrie h distribuer entre ses fils.
C'est sous une autre forme et le plan de Walewski' et
cours de Carlsruhe, de Darmstadt et de Nassau et reçut en 1845 le grade de major général. Devint ministre des affaires étrangères en 1850, mais ne garda ce portefeuille que pendant quelques mois. Nommé, en 1852, directeur de l'instruction militaire ne s'occupa plus que de travaux littéraires et scientifiques jusqu'à sa mort.
1. Waleski (Alexandre-Florian-Joseph Colonna, comte), littérateur et homme politique français, né en 1810, mort en 1868. Entra dans la carrière diplomatique en 1840, fut chargé d'une mission en Egypte et se rendit auprès de Méhémet-Ali pour conjurer l'effet produit par le traité de Londres. Minisire plénipotentiaire à Florence (1849), puis ambassadeur à Naples, Madrid et enfin à Londres. Ministre des affaires étrangères (1855). Ministre d'État avec la direction des Beaux-Arts (1860). Président du Corps législatif (1865-1867).
l'ancienne proposition française car, de cette manière, rien de la Syrie ne reviendrait à la Porte.
J'espère que Werther aura eu le bon sens de ne pas donner là-dedans, il se serait fait huer à Londres. En général, ce que vous pouvez faire de mieux à Berlin, c'est d'éviter des pourparlers avec Brcsson sur les détails de l'affaire, ils ne pourraient que l'embrouiller. Marchez autant que possible de conserve avec William Russe!*; il me revient qu'il est excellent dans cette question.
Wielgorski m'a exactement remis votre expédition. J'ai fait lire à l'Empereur votre lettre particulière, dans laquelle vous me parlez de la réserve avec laquelle vous userez de l'offre bienveillante du Roi. Vous verrez que vous avez été par là au-devant des intentions de l'Empereur qui vous sait un gré infini d'une conduite si pleine de tact et de sagacité.
Wielgorski m'a fait un éloge pompeux de l'hôtel, il m'a fait venir l'eau à la bouche et inspiré le plus vif désir d'admirer moi-même tant de magnificence réunie à tant de goût et de confort.
Voilà quinze jours que je n'ai pas reçu de nouvelles de Constantinople. Celles de la Syrie ne vont pas au delà du 13 octobre.
Mille sincères amitiés.