‹ Lettres et papiers, 1760-1850, extraits de ses archives; (volume 4)Chapitre 25 sur 69 · Ministre des Finances de Prusse · texte numérisé non relu

Ministre des Finances de Prusse

réduits, l'un à un rôle insignifiant, l'autre à donner sa démission, ce n'est pas de bon augure. Yoilà donc les seuls conservateurs mis de côté. Que deviendra la Prusse gouvernée par des piétistes et des savants libéraux, avec un Roi qui a tout, excepté l'esprit pratique des affaires? Gela ne présage rien de bon. Vous comprendrez que des lettres comme celles auxquelles je réponds soient brûlées après avoir été lues et méditées ; mais ne pourriez-vous pas dorénavant en extraire certains faits et les mentionner dans vos dépêches? Telle aurait été, par exemple, en dernier lieu, la probabilité de la retraite d'Alwensleben. Ce sont les réflexions dont vous avez accompagné cette information, qui, comme de raison, m'ont empêché de faire usage de votre lettre.

Pour notre négociation commerciale, la retraite d'Alwensteben est fâcheuse. Ce qui ne l'est pas moins, c'est qu'en môme temps Cancrine* se retire et a déjà donné sa démission. On'est, cette fois-ci, plus disposé qu'on ne l'a été dans d'autres circonstances à accepter cette démission; malgré cela, je ne suis pas sûr encore que Cancrine ne finisse par rester. On ne sail par qui le remplacer.

Les dépêches que je vous adresse ne sont pas d'un grand intérêt. Celle sur la Grèce vous prouvera que Brassier de Saint-Simon* ne s'est pas placé sur la même

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