‹ Lettres et papiers, 1760-1850, extraits de ses archives; (volume 4)Chapitre 26 sur 69 · Ministre des Finances de Russie · texte numérisé non relu

Ministre des Finances de Russie

2. Brassier (Joseph-Maria-Ântoine, de Saint-Simon-Valade, comte) 1798-1872, diplomate prussien. Secrétaire de légation à Paris (1835). Ministre résident à Athènes (1857); puis ministre plénipotentiaire à

ligne que Gatacazy et Prokesch ' et qu'il donne un peu dans les opinions et les intrigues françaises. Cela ne peut être l'intention du cabinet prussien. Il ne voudra pas, je pense, que la Grèce, par les menées qu'elle tolère et encourage même jusqu'à un certain point, excite des troubles en Turquie. Il serait donc très nécessaire que Maltzahn adressât quelques avis paternels au ministre de la Prusse à Athènes, et le fit rentrer dans la bonne voie.

Je vous envoie aussi ce que nous avons écrit à Londres, sur l'afTaire du Luxembourg. Vous verrez que lord Aberdeen la prend fort à cœur. Puissent ses efforts conduire à un bon résultat ! De votre côté prêchez le calme et la modération; on se montre beaucoup trop irrité à Berlin ; on donne trop d'éclat et d'importance à une affaire qui, à tout prendre, n'est que d'une valeur minime.

Ce que vous me dites de l'état moral du roi des Pays- Bas est bien triste.

Je me flatte encore qu'il y a un peu d'exagération et de colère prussiennes dans les informations qu'on vous a données. Quoi qu'il en soit, je ne crois pas le Roi de force à se tirer des complications de plus d'un

Stockholm et Turin. Ambassadeur à Constantinople (1862). Ambassadeur à Rome (1870).

1. Prokesch-Ostein (Antoine, comte de), diplomate autrichien, né en 1795, mort en 1876. Ambassadeur à Athènes de 1834 à 1849; représenta ensuite l'Autriche à Berlin jusqu'en 1852, à Francfort jusqu'en 1857, époque à laquelle il fut envoyé à Constantinople. Baron depuis 1845, fut créé comte en 1871.

genre dont il est entouré et je crains beaucoup pour son avenir.

J'ignore si lord Burgeret* a fait quelque communication sur l'affaire d'Espagne. Ici, lord Stuart n'a été chargé d'aucune ouverture à ce sujet. Je suppose qu'il aura voulu préalablement sonder le terrain à Vienne, et comme très certainement le prince Metternich se refusera net à la reconnaissance d'Espartero, je suppose que cette combinaison tombera dans l'eau.

Médem vient d'être nommé en mission extraordinaire à Vienne. Gorlschakofle remplace à Stuttgard, le poste de Darmstadt sera réuni à celui de Francfort.

Opinion du prince de Metternich sur la proposition du cabinet anglais à celui de Russie, de conclure un traité qui placerait l'intégrité et l'indépendance de l'empire ottoman sous la garantie de cinq puissances.

Le cabinet anglais proposa, vers le 22 décembre 1859, à celui de l'Empereur les bases d'un traité par lequel les cinq grandes puissances auraient garanti l'indépendance et l'intégrité de l'empire ottoman. Quelques

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