Général à la suite de l'empereur
lapis, et nos expéditions à Londres ou à Paris deviennent rares, par l'excellente raison que l'étofle nous manque.
J'ai appris avec plaisir qu'à Munich on avait renoncé à l'idée d'envoyer le prince Wallerstein en Grèce. On a bien fait puisqu'il nous est maintenant démontré que le Roi mène ses affaires beaucoup mieux sans les Bavarois qu'avec eux; on n'est pas de cet avis à Berlin, mais en affaires orientales les opinions prussiennes ne forment pas autorité à mes yeux.
Quant aux affaires d'Espagne, le prince deMetternich poursuit toujours son rêve; il est sûr que sa combinaison est la seule capable de rendre la paix intérieure à ce malheureux pays; mais comment la réaliser? That is the question. Le prince de Metternich ne désespère pas, et on ne peut que rendre justice à la persévérance de ses efforts. Vous avez bien fait de rappeler à Bulow' les engagements qui subsistent pour la reconnaissance ; je ne crois pas que la Prusse veuille imiter le roi de Naples; elle devra avant tout se rendre compte de ce qu'elle reconnaîtra. Et qui vous répond que la pauvre Isabelle ne soit expulsée avant six mois d'Espagne, comme l'a été sa mère qui a le bon esprit de ne pas y retourner?
Le courrier de la grande-duchesse m'a remis hier votre lettre du 22 janvier, triste tableau de ce qui se dit et se fait en Prusse. Une telle incohérence d'idées