‹ Lettres et papiers, 1760-1850, extraits de ses archives; (volume 4)Chapitre 61 sur 69 · VIII · texte numérisé non relu

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répéter combien vous |)oiivcz compter sur mon iiiva riable attachement.

Le môme au même.

Saint-Pétersbourg, '20 octobre I84G.

Par le pyroscaphe de Stettin, j'ai reçu hier, mon cher baron, votre lettre. Elle ,me prouve que notre ami Canitz, avec les meilleures intentions, n'a pas encore l'habitude ni le calme nécessaire pour manier les grandes affaires. Il n'aurait jamais dil entrer en discussion avecDalmatie' ; il fallait qu'il se bornât à répondre verbalement, comme Metternich et moi l'avons fait, en se référant à l'attitude que nous avons prise et qui nous dispense d'entrer en matière sur cette question. Maintenant qu'il s'est attiré une communication écrite de Dalnialie, il devra y ré})ondre, par conséquent, énoncer ujie opinion qui, si elle est, comme je le pense, impaitialc, devra déplaire également à la France et à l'Angleterre. Le prince Metternich a répondu à Gordon : « Nous n'avons pas besoin de protester contre un fait isolé, puisque nous protestons contre l'ensemble de la position ». Cette déclaration doit satisfaire l'Angleterre et la rassurer sur un point : c'est que le double mariage

1. Dalmatie (JNapoIéon-Hector Soult, marquis, puis duc de), diplouiate français, né en 1802, mort en 1857. Ministre à Berlin en I84G.

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nous décidât à reconnaître l'ordre de choses actuel en Espagne. Brunnow m'a mandé qu'on s'est montré inquiet à ce sujet en Angleterre. Nous rallier à la protestation de l'Angleterre, l'appuyer, ne serait-ce pas en <[uelque sorte reconnaître la reine Isabelle ? Ainsi, cher haron, ne dévions pas d'une ligne de l'attitude prise : en elle, tout est profit pour nous.

J'ai reçu hier une bonne lettre de Medem. On travaille fort et ferme aux communications à faire à la France et à l'Angleterre sur l'incorporation de Gracovie, et on est résolu de profiter du moment actuel pouilancer la barque. C'est tout ce que nous voulions; le bon Dieu fera le reste.

Mais c'est des affaires de la Suisse qu'il devrait bien se mêler. A mes yeux, la révolution de Genève est plus grave dans ses conséquences que le mariage Montpensier, dont les suites, au moins, ne sauraient être immédiates ; tandis que le renversement du gouvernement de Genève amènera, dans un très prochain avenir, une guerre civile entre la ligue des sept cantons et les cantons révolutionnaires. Les puissances, et à leuitète l'Autriche et la France, laisseront-elles écraser les sept cantons? Comment la Prusse, en lant que suzeraine de Neufchâtel, se prononcera-t-elle ? Telles sont les questions qui ne tarderont pas à surgir, et qui ne seront pas faciles à résoudre; d'autant plus qu'il sera fort difficile de s'entendre avec la France qui, dans ses arrière-pensées, vise à l'établissement d'un gouvernement militaire en Suisse, dans l'espoir d'y assurer par

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là son influence et sa prépondérance, ce qui ne saurait convenir ni à l'Autriche ni à aucune autre puissance. Yous me direz ce que l'on pense de tout cela à Berlin.

Vendredi, anniversaire de notre arrivée à Palerme, l'Empereur a réuni à dîner toutes les personnes présentes ici qui ont été à Palerme, sans exception. Pendstoi, brave Grillon, tu n'en étais pas! ! et effectivement, c'est bien vous qui nous avez le plus manqué.

Sur ce, je vous tire ma révérence et vous renouvelle mes sincères amitiés.

Le même au même.

Saint-Pétersbourg, ti4 novembre 1846.

Ebeling* vous porte, mon cher baron, une communication sur les affaires de la Suisse. C'est tout ce que je puis vous envoyer pour le moment; dans quelques jours suivra un second courrier expédié à Londres avec nos décisions sur l'affaire espagnole.

Nous adopterons l'expédient suggéré par le prince Mctternich; mais il faut encore que je soumette à l'Empereur la dépêche à cet effet, et je ne pourrai le voir qu'à la fin de la semaine, car la cour est encore à Tsarkoé-Sélo. Pourvu que Palmerston se contente de la

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