Consul général do Russie à Marseille
proposition autrichienne ; notre vétéran pourra, en ce cas, se vanter de nous avoir tirés d'un pas difficile.
Ici, mon cher Meyendorff, on est triste et bien triste; d'un instant à l'autre nous nous attendons à recevoir la nouvelle de la mort de la grande-duchesse Marie*. Toutes ces émotions, par lesquelles nous passons depuis six semaines, ne font pas de bien à l'Impératrice et réveillent de cruels souvenirs.
L'Empereur a eu la bonté d'admettre votre fils aux pages. Je vais écrire à Tchernichef pour notifier cette volonté suprême et l'inviter à remplir les formalités nécessaires. J'ai obtenu aussi pour Canilz le Saint- Alexandre; mais il est entendu avec Uochow que nous ne l'enverrions, pour lui être remis, que vers la Saint- Nicolas, afin que celte marque de bienveillance ne puisse pas être censée se rattacher à l'affaire de Cracovie, qui sans cela fera déjà assez de bruit dans le monde. Vous comprendrez avec quel intérêt nous attendons ce qu'on en dira à Londres et à Paris.
Le même au même.
Saint-Pétersbourg, 50 novembre 1840.
Vous recevez aujourd'hui, mon cher baron, une nouvelle et assez importante expédition; elle épuise