Ministro d'Angleterre à Saint-Pétersbourg
parler du général Collin qui, en vérité, ne mérite pas l'honneur d'être cité dans une communication diplomatique.
J'apprends avec regrel qu'on a réprimandé Arnim* d'avoir signé; le Roi aurait dû lui envoyer au contraire le grand cordon de l'Aigle rouge avec la feuille de chêne. Cela nous donne la mesure de ce qui se passe à Berlin. Vous comprendrez que ces traits-là ne laissent pas de bonnes impressions dans l'esprit de l'Empereur; il voil toujours les choses très en noir, en ce qui touche la Prusse et les incohérences du Roi. Puissiez-vous me fournir des arguments pour le calmer; au lieu de cela, je crains bien qu'un de ces beaux malins la poste ne m'apporte la convocation des États-Généraux. Ce seront là nos étrennes.
Dans quelques jours je vous renverrai Reineke' et vous écrirai par lui, si toutefois il y a de quoi écrire.
Le même au même.
Saint-Pétersbourg, 10 décemijre 1846.
Je vous envoie la réponse préalable que nous avons faite à l'Angleterre. Nous verrons ce que l'on rédigera à Vienne. Le prince Metternich vient de nous faire part