AU SIÈGE
Les travailleurs de nuit à la tranchée : 3 livres ; Les travailleurs de jour à la tranchée : 2 livres ;
Ces deux articles ne peuvent être fixés, attendu qu'ils varient continuellement à mesure que les dangers augmentent ; c’est le général qui les règle,
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Les sapeurs de nuit, ou de jour .…................
Les mineurs...
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Les canonniers et autres employés comme tels, our vingt-quatre heures.
servant les batteries .
CNRS dite Aux sergents,idem : 4 liv.
Les maîtres ouvriers, em-{Lorsqu'ils seront employés daus la tranchée, ils auront une augmentation proportionnée,
ployés hors des tranchées : 4 livres ........
Les servants : 3 livres.…
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Fascines. ..................
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Les prix de ces articles doivent être réglés par M. de
Pontleroy.
Mantelets et autres ou- ÿ vrages.
Plates-formes et tous les k ;
{ Ces articles seront réglés par
ouvrages qui concer- M. de Montbeillard nent bé A è ;
Transports, soit dans la [Le général règle ces articles, tranchée ou on suivant les circonstances.
Travailleurs ardinaires hors des tranchées : 1! 10* Outre ce qui est spécifié ci-dessus, le général accorde
journellement des gratifications suivant les circonstances,
BIGoT.
A Montréal, le 12 avril 1760.
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Mémoire pour servir d'instruction à M. le chevalier de Lévis, maréchal des camps et armées du Roi,
16 avril 1760.
Le dénouement de la campagne dernière réduisit la colonie dans les circonstances les plus critiques et dans la situation la plus triste :
1° Par la forte garnison que les ennemis laissèrent à Québec et par leur proximité de nos frontières des lacs Champlain et Ontario ;
2° Par l'épuisement de nos ressources, de nos autres moyens et particulièrement par l'extrême disette des vivres.
Nous conçûmes cependant le désir de reprendre Québec pendant l'hiver. Nous réglâmes, conjointement avec M. le chevalier de Lévis, les préparatifs les plus pressants pour une semblable expédition. La bonne volonté des Canadiens secondant parfaitement nos mesures, nous avions tout lieu d'espérer de ne pas perdre le premier instant que la garnison de Québec se trouveroit affoiblie par la maladie ou découragée par quelque événement malheureux, comme l'incendie de ses magasins à poudre, etc,
Les connoissances que nous avons eues des forces de l'ennemi, de ses dispositions militaires, les obstacles que nous ne pouvions surmonter pour une semblable campagne, surtout par rapport aux subsistances, la plus grande partie des moulins étant arrêtés par les glaces, tout cela bien considéré, bien réfléchi, et par M.
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le chevalier de Lévis, et par nous, nous engagea à éluder secrètement l'exécution de notre projet jusqu’à l'ouverture de la navigation. Nous avons toutefois fait les démonstrations qui dépendoient de nous pour donner des alertes et de vives inquiétudes capables de fatiguer la garnison de Québec, ce qui n’a pas laissé que de produire l'effet que nous en espérions.
Le moment est maintenant des plus urgents. Nous avons, après bien des soins, réuni toutes les ressources de la colonie en comestibles et munitions de guerre ; les unes et les autres sont très médiocres, pour ne pas dire insuffisantes ; aussi usons-nous de tous les expédients que notre zèle peut nous suggérer pour y suppléer. Nous avons concerté et arrêté avec M. le chevalier de Lévis le plan du siège de Québec et tout ce qui y est relatif.
Il est convaincu tout comme nous que c’est l’unique tentative que nous ayons à faire pour sauver la colonie, Nos forces consistent à environ trois mille cinq cents hommes de troupes, trois mille miliciens des gouvernements de Montréal et des Trois-Rivières, et environ quatre cents sauvages des différentes nations.
Nous comptons que, indépendamment des Canadiens, les habitants du gouvernement de Québec, ou du moins la plus grande partie, se joindront à cette armée, aussitôt que la place sera investie.
Nous écrivons pour cet effet à MM. les curés et capitaines de milice de toutes les paroisses de ce gouvernement une lettre circulaire *,
* Pièce suivante.