REINE DE NAVARRE
A FRANÇOIS If.
NOTE IMTnODrCTlVE.
Si la première page de la célèbre princesse nMntéresse que rhistoire des mœurs, celle que nous allons donner, jette un jour égal sur les leltres et les mœurs ; sur les lettres, en montrant où en était Tari d^écrire ; sur les mœurs, en présentant toutes ces formules d'affection et de déférence dont nous parlions tout à l'heure, et que nous allons retrouver encore dans une lettre de Charles-QuinU
Pour l'intelligence de celle qui suit, il suffit de dire que l'infatigable adversaire de François P' allait porter la guerre en Provence et venait assiéger Marseille. La tendre sœur du roi , la Marguerite des Marguerites , qui était ailée en 1525 négocier sa délivrance à Madrid, est allée visiter le camp de ses troupes près d'Avignon. Elle lui rend compte de ce qu'elle y a trouvé. Mais, qu'on le veuille bien savoir, œ n'est pas un rapport d'inspecteur aux revues, c'est une lettre qu'écrit madame de Navarre, une lettre de sœur d'abord. C'est toutefois quelque chose de plus ; c'est une lettre de poète , une lettre un peu ambitieuse, et pour cela même plus flatteuse que vraie. C'est
— loi -^
au fond moins une lettre qu*un morceau de rhétorique que la princesse adresse à son frère; mais c'est là précisément ce qui caractérise Fépoque, ce qui peint le mieux la pbrasière renaissance.
MARGUERITE D'ANGOULËME