‹ Lettres et souvenirs d'enseignement d'Eugène GandarChapitre 26 sur 57 · N»du 21 Juin · texte numérisé non relu

N»du 21 Juin

4. Emplacement de la mahon où est né le Poussin ^ û VUlers-les^ Àmlelys {Eure). Raveradel.i Couche sculp.

porte, et les arbres du premier plan. Mais, puisqu'ils n'existent plus, force est bien de s'en tenir à la description très-nue, mais très-vraie, des vendeurs de 1841.

Il ne restait au clos Poussin que deux choses : son prix, terre pour terre, et son nom qui avait fait doubler Testimation. Était-ce trop? ce On assure, disait un journal bien conseillé, que M. Ingres veut acheter ce petit domaine. » Ce mot de domaine, les noms réunis de Poussin et d'Ingres, en fallait-il davantage pour amener de Paris et de Londres la surenchère ? L'enchère même ne vint pas, et l'on put écrire, il est vrai que c'est à Évreut * , cette malice : « En définitive, personne n'a dit mot, et il n'est pas bien avéré qu'aux Andelys le Clos Poussin vaille un centime de plus que le Clos Pierre ou le Clos Jean. »

La vérité est qu'il y avait eu méprise ; le clos Poussin trouva un acquéreur qui n'eût rien donné du clos Pierre. Une petite vignette, imprimée à l'occasion de l'inauguration de la statue, constate que le clos dont on donne, d'après le cadastre , le plan et le numéro \ appartenait à M. Passy. Il lui appartient encore. Le sol est bon ; j'y ai vu un poirier vigoureux et des betteraves superbes. J'aurais voulu, fût-ce sur le mur en bauge, une inscription commémorative ; et, puisqu'il est toujours permis de joindre la poésie du rêve à la poésie du souvenir, je rêvais la porte ouverte, un

Page 1