Secondo egll sténo nel rifederle cl rlferl t (Bellori
livres tournois un Prophète dont il voyait payer cpiatre écus une simple copie \ Plusieurs années s'écoulèrent ainsi. La santé Tayant trahi par surcroît, il vit de si près la misère qu'il fut réduit à implorer des secours. « Je suis, écrit-il, malade la plupart du temps, et je n^ai aucun revenu pour vivre que le travail de mes mains. » Il est vrai que le commandeur Cassiano del Pozzo auquel il s'adresse, accueillera sa demande : Poussin luimême n'en doute pas ; mais, avec une âme délicate et fière, rien ne coûte plus que de demander encore à ceux dont on a déjà beaucoup reçu.
Poussin ne se laissa pas abattre ; il eut sans nul doute des jours de tristesse, des heures d'inquiétude, sinon d'angoisses; mais j'afQrmerais que les contrariétés les plus vives des premières années de son séjour à Rome ne lui inspirèrent jamais aucun regret de la résolution qu'il avait prise, et que son esprit demeura fermé à toute pensée de retour. L'étude remplissait sa vie. Il étudiait avec la même ardeur toutes les parties de son art : la géométrie, la perspective, l'anatomie dans les amphithéâtres, le nu dans les ateliers; il dessinait et modelait d'après l'antique avec Du Quesnoy. Un commerce assidu avec les maîtres affermissait ses idées, éveillait son émulation ; toutes ce? joies de la contemplation et du travail l'aidaient à oublier ses autres peines.
Elles eurent un terme, et son talent triompha peu à peu de l'indifférence et des injustices de l'opinion.