a II a conté lui-même aggcz de fois... * (Félibien
Dès que Poussin fut mattre de raveuir, il mit ses soins à le régler. Chacun de ses actes manifeste le dessein arrêté de vivre à Rome et de s^attacher à ce pays d*adoption par des liens plus étroits. Il parlait et il écrivait déjà la langue du pays comme une seconde langue maternelle. À la suite d*une aventure qui avait mis ses jours en péril, il en avait adopté le costume ^ Le 9 août 1630, il se maria ^. On sait comment : une jeune fille de dix-huit ans, Anne-Marie Dughet, avait aidé son père et sa mère à soigner durant une maladie ce voisin qui n'avait pas de famille à Rome. Poussin, dès qu'il eut cessé de craindre la misère, Tépousa par affection et par reconnaissance. Le beau-père de Poussin, Jacques Dughet, était Parisien; mais, établi à Rome depuis de longues années, il s'était probablement marié dans cette ville, et ses enfants y avaient vu le jour. Comme le registre des mariages et le registre des décès en font foi. Poussin prenait donc pour femme une Romaine; ses beaux-frères, Gaspard et Jean Dughet, seraient Romains au même titre devant Tétat civil ; et il est plus que probable, à en juger par une lettre de Jean Dughet, écrite en italien, quoiqu'il