‹ Lettres familières sur les oiseaux du Canada [microforme]Chapitre 3 sur 13 · SU · texte numérisé non relu

SU

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€ | , SILLERY, mai, 1888,

ñ J'eus toujours de l'amour pour les choses aîlées;

Lorsque j'étais enfant, j'allais sous les feuillées, J'y prenais dans les nids de tout petits oiseaux, ie | | Ou je les élevais parmi les mousses vertes. | Plus tard, je leur laissais les fenêtres ouvertes. Ils ne s'envolaient point, ou s'ils fuyaient aux bois, is “ Quand je les rappelais, ils venaient à ma voix. Une colombe et moi longtemps nous nous aimâmes.

. | ( /es Rayons et les Ombres.) - Voilà comment Victor Hugo, ‘‘ notre illustre maître,” 23 comme dirait notre ami Fréchette, résumait les années premières, de parfumées de jeunesse et d’espérance, d’un ami des oiseaux. Continuons notre thème ornithologique.

sÉs Commençons par les rudiments de l’existence des espèces aîlés Me chez nous : leur migration printanière. Ceci nous fournira l’occasion Ga de donner la date précise de l'arrivée de celles qui nous sont les plus

familières, à Sillery.

Je crois vous entendre vous écrier : ‘* Mais d’où nous viennent ces émigrants ? Où ont-ils passés le long, le rude, le froid hiver ? ” Question bien plus facile à poser qu'à résoudre, excepté pour lhirondelle du cordonnier de Bâle. La savante école moderne, les naturalistes Allen, Couës, Ridgway, Brewster, Meriam et consorts, hissés sur les épaules des courageux pionniers Richardson, Viellot, Pennant, Audubon, Bonoparte, Wilson, etc., ont, sans aucun doute fait jaillir des flots de lumière sur bien des points obscurs et chers aux ornithologistes, sur la variété des espèces, leurs parcours, les mystérieux voyages que les oiseaux enteprennent, printemps et automne, Il reste cependant bien des secrets à pénétrer sur ces matières. Notie laborieux collègue, le professeur Sylwin et ses géologues auraient bien tort de croire que leurs rapports sur Pexploration géologique nous donnent le dernier mot sur les sciences naturelles en Canada. Ne l’oublions pas — je le proclamerai sur les toits S'il le faut —la zoologie au Canada, dans toutes ses branches, est encore au ber.

ceau, et l’ornithologie dans un état plus que précoce.

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