‹ Lettres familières sur les oiseaux du Canada [microforme]Chapitre 5 sur 13 · LETTRES FAMILIÉË RES SUR LES · texte numérisé non relu

LETTRES FAMILIÉË RES SUR LES

Le lendemain, le gardien désolé ramasse sur la plate-forme de son réverbère des centaines de pinsons, de grives, de moucherolles, d’espèces aquatiques, tous morts ou mourants. Autre mystère. Pour bon nombre d'individus, la route pour retourner aux quartiers d'hiver n’est pas celle adopté aux jours radieux d'avril ou de mai. Ceci parait inconstable.

Chaque printemps, depuis vingt-huit ans que je séjourne à Sillery, j'ai noté l’arrivée de la grande bande de merles qui font étape chez moi, en se rendant à la baie d'Hudson, sans doute, où le naturaliste Richardson les a vus en si grand nombre.

Ils sont généralement accompagné d’une demie douzaine ou plus de gros oiseaux noirsä reflets bleus-verts : les mainates pourpres, crow black bird. Le cri des mainates pour ne pas dire leur chant, vous fait

l'effet du grincement de la roue d'une brouette non craissée ; nos amis les merles les endurent m: ilgré leur cacophonie.

Les merles s’établissent d’abord au point du jour sur les cimes de deux massifs d’érables,au milieu d’ure prairie arrosée par le ruisseai Belle-Borne ; siMant, gazouillant, farlututant à vous étourdir. Vers

sept heures, l'appétit leur vient : le groupe entier, une couple de cents, se répand sur la prairie en quête de ver MISSEAUX ; ; on expédie des éclaireurs à Spencer Wood, sans doute pour s assurer si le maitre de céans est où non un ami de la gente aîlée, et s’il n’y a pas de risque à se faire fusiller comme intrus. On accepte l hospitalité toutefois, avec mesure ; car il y a une bien plus grande attraction sur mon domaine : un étang et un limpide ruisseau pour le bain soir et matin.

Je ne puis tout vous dire aujourd hui sur cette phase mystérieux de l'existence de l'oiseau: la migration. Fy rev iendrai. Je clorai mon bulletin par un extrait de mon journal ornithologique :

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