LETTRE VII
Prince,
La France respire... Rendue à son indépendance, elle arbore, cette fols, malgré l'Angleterre, son drapeau victorieux sur le sol africain, et conquiert un monde nouveau.
Cette conquête ne suffît point à la France qu'elle ne lave pas , au regard de l'Angleterre , de rhumiliation des traités de i815. L'esprit de réaction grandit; une révolution s'opère; le jour de la réparation semble être sonné pour ceux qui ignorent Tœuvre de la diplomatie de Charles X.
Honte éternelle !
Celui que quelques bourgeois factieux élèvent subitement au pouvoir , au lieu de porter haut le drapeau de la France, s'incline devant les odieux traités, s'humilie devant l'Angleterre, souscrit au droit de visite, paye à PrilcKardV%&r sassinat de nos frères , \a\sse \ kx^^^vs^'^^ ^^^ssv-
ner en Orient comme sur toutes les mers , jusqu'à ce que la France, fatiguée, indignée de tant de bassesses et de lâchetés, le chasse, comme un valet, du palais qu'il avait usurpé.
Vous savez le reste. — Vous savez aussi que Louis-Philippe s'était déjà frappé de mort le jour où , peu avant son avènement , il avait osé écrire à un souverain du Nord ces lignes d'une honte ineffable :<(.... Les traités de 1815 « sont un chef-d'ceuvre de notre diplomatie : je «t LES vénère!!!...
u On parlait bien cependant de les modifier <t un peu; mais cette prétention de quelques <( esprits exaltés aurait précipité la France, et u peut-être l'Europe, dans de terribles calami- » tés. C'est pour les faire respecter que je me « suis dévoué,,. » (L. Laroque, Trois pages de r histoire de Louis-Philippey page 132.)
Quel dévouement!...