‹ Lettres inédites (1808-1849);Chapitre 110 sur 125 · Archives Féray-Bugeaud d'isly · texte numérisé non relu

Archives Féray-Bugeaud d'isly

Qu'il se serve de son influence, et il rendra autant de services à notre cause que s'il faisait partie des 70.

Je ne suis au comité que de nom, et jai la prétention de l'aire presqu'autant de besogne que lui.

Vous auriez tort de croire que je cherche les occasions de me mettre en évidence et de parler. Il y a plus de quinze jours que je suis sollicité de me. rendre à Grenoble, à Villefranche, à Mâcon, à Bourg, àChalon, à Dijon, et je retarde autant que je puis ces pérégrinations. Cependant il faudra bien que j'y aille, ne fût-ce que pour voir les troupes, que les socialistes travaillent tant qu'ils peuvent. Les corps constitués me visiteront, me parleront : encore un coup, puis-je ne pas répondre?

C'est surtout à cause des élections qu ou désire ma présence. Le moment est donc venu, et j'irai à Grenoble sur la fin de la semaine. De là je pousserai sur le théâtre de nos exploits en 1815.

Je ne sais que penser de l'impôt d'un 0/0 sur la rente. Au premier abord, cela me paraît juste, mais cela me paraît difficile à appliquer. Je ne suis pas assez financier pourvoir les autres inconvénients ; il me semble qu'il y en a et, si j'avais le temps de les chercher, je les trouverais. D'abord ce n'est pas favorable à un emprunt et nous aurons besoin d'emprunter.

J'ignore si l'on me portera dans la Gironde. Je ne fais aucune démarche pour cela et on ne m'en dit rien. Ce serait natui"el; car je leur ai montré plus de dévouement que qui que ce soit. J'ajoute que c'est le département où il y a le moins à redouter une nouvelle élection.

Je suis heureux que M. Adam soit disposé à accorder un bureau à M"^ Aubert de Lyon. Ne lui laissez pas perdre cela de vue.

Je crois bien que J\ï. Mole aura encore des difficultés à vaincre dans le comité. Il faut être bien Bas-Empire pour élever des obstacles à sa propre cause quand on est en présence de barbares. ■

Mallac el Duchâtel m'ont écrit pour t Assemblée nationale et j'ai souscrit pour raille francs. Vous trouvez que cela est facile... pour vous peut-être; mais par pour moi qui ai, depuis quatre ans, dépensé plus de 10.000 francs pour les journaux et qui nai qu'une fortune très médiocre, je trouve que c'est difficile, et je ne suis pas disposé à renouveler cela souvent.

Dites de ma part à lami 'V^igier de -se joindre à nous. Quelle est donc cette lettre de Véron dont T... redoute la publication? Vous me donnez souvent des énigmes à deviner qui me mettent l'esprit à la torture. Ou ne me dites rien, ou expliquez-vous. Vous sentez que je ne puis être indifférent à l'endroit de T...

Je vais m'occuper de recueillir quelques .souscriptions à Lyon pour V Assemhle'c nationale.

Les journaux de Lyon nedisentrien d'un commencement d'hostilités entre le Piémont et l'Autriclie sur le territoire de Toscane. Il est à craindre que la nouvelle ne soit vraie. Ce serait une grande complication de plus.

Je vous prie de faire mes amitiés à Odiot. à Dorât (rue de l'Arcade, en face la rue Castellane), à Gardère, rue de l'Echiquier, 21, enfin à Bonnard. Si vous ne pouvez les voir, écrivez-leur quatre lignes; je n'ai pas le temps de le faire. Ma maison ne désemplit pas le jour et je passe les nuits i\ mon écrasante correspondance. Je réponds à tout pour faire de la propagande.

Mille amitiés. Maréchal B. d'Isly.

Lyon, Zell mars 1819.

Mon cher Genty,

Je ' suis bien aise que vous fassiez revenir Dumas et je remercie de nouveau Rébillot de son installation.

Non, les nouvelles de Hongrie ne sont pas bonnes pour l'Autriche. Je ne voudrais pas qu'elle fût vaincue, parce

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