‹ Lettres inédites (1808-1849);Chapitre 111 sur 125 · Archives Féray-Bugeaud disly · texte numérisé non relu

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DU MARÉCHAL BUGE.VUD (1849) 367

que cela relèverait la démagogie; mais je suis bien aise quelle ait des embarras. Cela facilitera l'arrangement des affaires d'Italie et retardera d'autant une grande coalition contre nous.

Nous apprenons aujourd'hui de source assez sûre que 15.000 Autrichiens sont entrés en Toscane et que ce corps ou un autre doit marcher sur Rome. Il y .sera donc avant nous si la nouvelle est vraie. Voilà ce qu'on gagne à tergiverser. Si l'on attendait cela pour s'éviter d'agir, c'est bien joué ; mais il me semble qu'il eût été plus avantageux de le faire nous-mêmes.

Je pense qu'il n'est pas temps de s'alarmer sur l'élection des départements; beaucoup de di.ssidences qui paraissent très animées s'effaceront d'ici à dix jours.

Certains comités bonapartistes ont un singulier caractère. Avez-vous lu dans le Courrier de la Somme l'étrange langage qu'aurait tenu à Bordeaux notre ambassadeui" d'Espagne? ce serait tout au moins bien imprudent.

Les journaux de Bordeaux attaquent avec une habile modération ses nombreuses candidatures auxquelles ils ne trouvent aucune nécessité pour la jpolitique du président.

Je suis très flatté d'être .sur la liste du 10^ arrondissement qui est faite pour être suivie. Témoignez-en, je vous prie, ma vive reconnaissance au comité.

Je serais bien heureux que vous et Yigier vinssiez me voir. Je puis vous loger à la campagne, commune de Curis rive gauche de la Saône, près l'IIe-Barbe, maison Jouve ; en arrivant à l'entrée du faubourg de Vaize, si vous êtes dans une voilure à vous, il faut remonter la rive droite de la Saône, la passer sur le premier pont en pierre, et remonter la rive gauche jusqu'à ma maison.

Le jury d'ouvriers est meilleur à Paris qu'à Lyon.

Les trop grandes exigences des légitimistes .sont bien insensées. Croient-ils donc que le tigre est terrassé et qu'il ne s'agit que de partager sa peau, ses griffes et ses dents !

368 CORRESPONDANCE INÉOITE

Je vais faire imprimer un petit livre populaire intitulé :

Veillées d'une chaumière de V Ouest '. Je vous l'enverrai.

Mille amitiés. ivi a u i u i

Maréchal B. b 1.

Ma femme m'arrive dans i! ou 3 jours.

MOM CHER GeNTY, ^y^"' ^^ ^ ^ "^'^''^ *840.

Je ^ réponds à vos lettres des 13 et 14 mars et je ne fermerai pas pour répondre à celle qui arrivera probablement ce matin.

Je présumais bien que Vigier ne se choquerait pas trop de Texclusion dont il a été l'objet. Il a un tix)p bon esprit et il est trop bon citoyen pour en faire une affaire, et il servira mieux la cause dans ses relations privées que tel ou tel personnage officiel.

Je présume que Roux est nommé au bureau de Lanouaille.

Je vous remercie pour M""'' Aubert de votre insistance. Continuez. Quand j'ai reçu votre lettre du 14, j'avais déjà mandé à Dumas de se rendre à Paris. J'ai jugé qu'il était trop tard pour lui donner votre avis d'attendre d'avoir la certitude, il est bon que Rébillot le voie. C'est un jeune homme capable et d'un caractère résolu. Il fait son droit, je crois, mais dans tous les cas il est suffisamment instruit pour remplir tel emploi qu'on voudra bien lui donner.

Le sort en est jeté, dans deux jours Charles-Albert tirera le canon. Insensé qui attaque les Autrichiens et laisse derrière lui des ennemis bien plus redoutables! c'est qu'il espère nous entraîner à sa suite. Que l'on s'en garde bien et qu'on n'inter%'ienne que poui empêcher l'Autriche rictorieuse de s'assimiler le Piémont.

Cette folie de Charles-Albert nous crée de grands embarras.

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