‹ Lettres inédites (1808-1849);Chapitre 113 sur 125 · Archives Féray-Biigeaud d'Isly · texte numérisé non relu

Archives Féray-Biigeaud d'Isly

2. Evain (Louis-Auguste-Frédéric baron), né à Angers en 1775. décédé à Bruxelles en 1852. Élève sous-lieutenant d'artillerie à l'École de Chàlons le 1" septembre 1792, successivement aide de camp des généraux Eblé et Gassendi. Colonel en 1809, détache à la 6' division du ministère de la Guerre et membre du Comité central de l'artillerie. En 1813, il est général de brigade et chef de la 6' division du ministère de la Guerre. En septembre 1815 il est nommé au commandement de l'Ecole d'arlillerie de Douai. Deux ans après, il rentre au ministère de la Guerre dans son ancien emploi où il devient lieutenant-général en 1822. 11 a rendu d'immenses services à l'arliiierie. .\près sa mise à la retraite, il devint ministre de la Guerre en lîelgique.

ment qu'il ait la bonté d'ouvrir une carrière à cet intéressant jeune homme.

Dites, je vous prie, à Dumas que je ne l'abandonne pas et que si, par impossible, Rébillot ne pouvait nous seconder, je me mettrais en quatre pour chercher ailleurs.

Adieu, mille amitiés.

Maréchal B. d'Isly.

P. S. — La première fois que je verrai M. B. de Moline, je lui dirai le mot de bienveillance que vous demandez.

Lyon, le 4 avril 1849.

Oui <, mon cher Genty, Thiers a été admirable de bon sens, d'ironie, de reparties vives et mordantes. lia tordu le fer dans la hideuse plaie des révolutionnaires et surtout de Ledru.

Il s'est aussi fort joliment moqué de la politique de Lamartine, de ces traités détruits en droit et non en fait.

J'ai retrouvé là mon orateur chéri de 31 et années suivantes. Faites-lui-en mon compliment.

Je persiste à croire que nous devrions aller à Rome, sous peine de laisser l'Autriche disposer de tout en Italie. On attendra, la réaction se fera attendre aussi et l'Autriche ira faire la besogne. Puis d'autres complications peuvent survenir.

Je croyais que Daricou resterait à son poste en étant au Conseil d'État. Je suis heureux d'apprendre qu'il veut vous désigner pour son successeur. Je ne comprendrais pas que Rullière vous redoutât comme un homme à moi, suivant votre expression. Outre que je ne me suis jamais mêlé de l'administration de la Guerre ni de rien autre chose, je ne suis pas un rival pour lui, je ne tiens nullement à devenir ministre et je croirais faire un grand sacrifice en acceptant ce poste. Il faudrait que j'y fusse obligé par les circonstances.

Page 1