‹ Lettres inédites (1808-1849);Chapitre 114 sur 125 · Archives Fcray-Bugeaud d'Isly · texte numérisé non relu

Archives Fcray-Bugeaud d'Isly

D'ailleurs R. n'a, je crois, qu'à se louer de moi, et ce ne sera pas moi qui le saperai.

Quand vous voudrez, j'écrirai pour vous au Président. Je croyais que M. Guizot renonçait à la candidature. S'il est nommé, il faut une réconciliation complète entre lui et les hommes politiques qu'il a eus pour adversaires. Les leçons qu'ils ont tous reçues doivent les avoir corrigés des luttes de personnes.

Je n'ai pas besoin de vous répéter que je dois tenir à être porté à Paris.

Puisque les souscriptions de la rue de Poitiers sont si considérables et qu'elles doivent s'augmenter, je voudrais que l'on publiât et quon répandît un recueil de mes allocutions à Bourges, Lyon, Saint-Étienne, Grenoble, auxquelles on pourrait joindre une de mes lettres aux électeurs de la Charente, au comité de la Dordogne. Parlez-en à M. Mole et à Pinoteau. Dans l'Isère, les comités l'ont fait. Adieu, mille amitiés, mille hommages à Madame.

Maréchal B. d'Isly.

Lyon, 5 avril 1849.

Mon cher Genty,

J'ai * reçu vos lettres des 2 et 3 avril. A celle du 2, j'ai peu de chose à répondre; nous sommes à peu près d'accord sur tous les points de la politique à suivre, et surtout en cas de bataille. Nous pensons également de même sur les démagogues italiens : ce sont des blagueurs et voilà tout.

Je suis heureux que la lettre de Dumas vous ait donné l'opinion que j'en ai. On peut tirer bon parti de ce jeune homme. Remerciez pour moi Rébillot de lui avoir donné une place de 1.200 francs en attendant mieux. Je pense que Dumas ne tardera pas à revenir l'occuper. Il tient, je crois, à être aux élections. S'il faut l'attendre jusque-là, je prie Rébillot de prendre patience.

Vous avez raison, le meilleur moyen d'employer les

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