‹ Lettres inédites (1808-1849);Chapitre 116 sur 125 · Archives Féray-Bugeaud d'Isly · texte numérisé non relu

Archives Féray-Bugeaud d'Isly

j CORRESPONDANCE INÉDITE

Je SU' vot'"^*^'*is heureux de la confidence que vous me faites dans •^^A'fe lettre du 5 sur Vhabeas corpus, je n'en dis pas davantage.

Mille amitiés bien vraies.

Maréchal B. d'Isly.

Dans sept ou huit jours, je ferai une autre tournée dans le nord de Lyon. J'espère que ma femme, qui va bientôt m'arriver, ne m'en empêchera pas.

Luon, 10 avril 1849.

Mon cher Genty,

J'ai ^ dans les mains vos trois lettres des 6, 7 et 8 avril. Je vais y répondre le plus vile possible, car je suis accablé et j'ai en outre les préparatifs d'une soirée dansante.

Je veux bien faire ce que vous voudrez pour la lettre au ministre, mais je ne partage pas votre avis. Il me paraît impossible que les méchants, les inconsidérés, les bavards n'aient pas dit à Rullière ce qu'on m'a dit, à moi qu'on savait être votre ami. Je pensais donc qu'il valait mieux combattre par avance ces indignes propos. Enfin, vous le voulez, je vous envoie une autre lettre.

La perle que vient de faire M.Thiers apporteraun grand changement dans sa situation, je le déplore ; témoignez-lui ma peine quand vous le rencontrerez.

Je regrette les hésitations sur l'expédilion à Rome. J'y vois deux objets importants : engager pi-ofondément noire gouvernement contre la démagogie extérieure et conserver noire influence en Italie. Il y a aussi la question religieuse.

Oui, la discussion sur le commandant Tombeur a été bonne, mais je suis convaincu que cet officier est, au fond, un brave homme de guerre etjenepuis m'empécher de remarquer que plusieurs autres n'ont pas mieux fait que lui et qu'ils ne sont pas aussi maltraités. Ilya dans ces

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