‹ Lettres inédites (1808-1849);Chapitre 121 sur 125 · Archives Féray-Bugeaud disly · texte numérisé non relu

Archives Féray-Bugeaud disly

J'augure bien du bon accueil que vous a fait le ministre. Lheureux a dû vous dire que, bien qu'il m'en coûtât beaucoup, je me suis décidé à ra'adresser pour vous au Président. Je suis fâché de l'article qui a été mis dans V Assemblée nationale y ous concernant; cette réclame d'un ami trop officieux est de nature à faire plus de mal que de bien.

Je vois avec bonheur, comme vous, que Barrot devient chaque jour plus énergique dans la défense de l'ordre.

Je n'ai pas trouvé la lettre de M. Guizot aussi mauvaise que vous le dites, mais j'aimerais mieux qu'il ne l'eût pas écrite ; elle ne peut aboutir à rien de bon et elle peut irriter certains personnages.

Thiers me mande qu'il va chercher mon manuscrit pour vous le remettre, cela veut dire dans son langage que cet écrit est fort compromis. Il ne lit rien et ne rend rien ; insistez, je vous prie.

Adieu, mille amitiés. Maréchal B. d'Isly.

Je pars pour le Te Deum et la revue. Je ne reçois ni V Assemblée nationale ni le Constitutionnel.

Lyon, le 7 mai 1849.

Mon cher Genty,

Je ' réponds à vos lettres des 2 et 4 mai, que j'ai reçues ensemble ce matin.

Je déplore l'idée de nommer le prince de Joinville ; notre situation est bien assez compliquée sans y ajouter. Du moins, qu'on supprime auparavant le bannissement des deux dynasties.

Il y avait longtemps que je savais que notre consul de Gênes était intimement lié avec les démagogues ; j'en étais bi bien instruit que, lorsque l'on voulait que j'occupasse la Savoie, je disais : si vous voulez risquer la guerre, il faut la risquer pour quelque chose qui vaille ; occupez Gênes

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